Arrêter de râler ne veut pas dire tout accepter !

3 Fév

S’il y a bien un point qui mérite d’être éclairci parce qu’il porte souvent à confusion, c’est bien celui de ne pas confondre arrêter de râler avec acceptation de tout.

Arrêter de râler, une idée utopique?

Bien souvent quand je donne des conférences ou des interviews sur « J’arrête de râler », on m’oppose très régulièrement que je prône une idée utopique alliée à un manque d’affirmation de sa personne. Finalement la plus grande peur de mes auditeurs ou de mes lecteurs parfois est qu’ils deviennent des  » béni-oui-oui » s’ils se lancent dans l’aventure d’arrêter de râler. Nous savons bien que parfois nous avons besoin de mettre le  » hola », de poser nos limites et d’exprimer ce qui ne nous convient pas pour ne pas se faire marcher sur les pieds.  Alors on craint de perdre ce  » pouvoir » si on n’a plus le droit de râler !

Il est vrai que râler, particulièrement dans la culture française, est signe de force de caractère, de prise de position en société. J’irais même jusqu’à dire que c’est un art oratoire. Ceux qui râlent sont peut-être même perçu de manière positive comme des empêcheurs de tourner en rond.  On peut être amené à croire que celui qui râle c’est celui qui exprime ce qui ne convient pas et qui donc permettra le changement.

Moi qui vit depuis presque 15 ans en Californie, j’ai pu constater et remarquer qu’en France particulièrement, nous avons tendance à nous positionner “contre” pour exprimer notre point de vue et nous affirmer, à l’inverse des américains qui auront plus facilement tendance à s’affirmer en se positionnant «  pour » les projets qu’ils soutiennent. Loin de moi l’idée de montrer du doigt ce mode d’expression bien ancré dans mon pays natal. C’était d’ailleurs le mien jusqu’à ce que je me lance le défi d’arrêter de râler.

Je voudrais ici tordre le cou à certaines idées reçues. Non, arrêter de râler est loin d’être une démarche de « béni-oui-oui ». Bien au contraire les personnes qui se sont lancées dans ce challenge nous racontent comment ils ont pu prendre conscience que  « l’exercice de style »  était dans le fond bel et bien l’expression de besoins non satisfaits et qu’en arrêtant de râler ils ont enfin pu réellement consacrer leur énergie {économisée} pour réellement écouter ces besoins et retrouver leur réelle capacité de les prendre en main.

Une stratégie à reconsidérer

Nous avons bien sûr plein de « bonnes raisons de râler » et bien souvent quand nous râlons nous aspirons juste à prendre soin de nos aspirations, que ce soit par exemple un besoin de reconnaissance, de calme, d’ordre, de respect ou d’entre-aide. Mais vous êtes-vous déjà demandé si la stratégie de râler pour arriver à vos fins portait ses fruits ?…

Observez plutôt : Quand nous pointons du doigt les coupables (à nos yeux) avec nos râleries, ne coupons-nous pas plutôt tout désir de coopérer avec nous… ? combien de fois avons-nous eu l’impression de ne pas être entendu ? combien de fois à  vouloir satisfaire nos besoins « en râlant » nous nous sommes finalement retrouvé coincés dans un conflit de  » qui a tord et qui a raison » ou la seule issue était d’user de la force pour nous imposer. Il semble alors que notre stratégie tombe complètement à l’eau puisque au lieu de satisfaire notre besoin d’être compris et entendu nous générons de l’indifférence ou du conflit.

 se boucher les oreilles  se-defendre

Mais si nous inversons la situation en apprenant à communiquer nos besoins autrement, sans accuser les autres, en arrêtant de transformer nos problèmes en drames mais aussi en prenant mieux soin de nous-mêmes, que se passe t’il ?

Arrêter de râler cela veut aussi dire se donner la permission de prendre du temps pour nous faire plaisir, d’écouter nos désirs et sans laisser la spirale de notre quotidien occuper toute la place de notre vie, nous nous apercevons très vite que nous avons beaucoup moins de raison de râler.

Je peux témoigner que désormais à la fin de ma journée, je n’ai plus besoin de véntiler les tensions accumulées en râlant puisque j’ai plus de prise sur mon quotidien et ma vie en général. En anticipant la frustration, le ressentiment ou toute forme d’agressivité, je cesse ainsi d’être victime, de pointer du doigt les coupables à mes yeux ou de laisser la place à un jugement subjectif incessant {et épuisant}.

Arrêter de râler permet au contraire de mieux s’affirmer

Puisqu’une toute autre forme de communication prend la place de la râlerie, l’argumentation, la justesse et la précision prennent de l’importance. En effet, sans râler, nous pouvons mieux exprimer ce qui ne nous convient pas, car en réagissant moins à chaud, en pesant plus nos mots, on peut réaligner le débat sur ce qui est important et s’exprimer avec une réelle puissance. Plus besoin de hausser le ton ou d’user de pression.  Nous pouvons réellement échanger sur nos différents et ensemble collaborativement trouver des accords ou activer des solutions.

Arrêter de râler c’est apprendre l’art de choisir notre ton dans notre communication mais bien plus encore c’est adopter une posture responsable et découvrir notre vraie puissance quand on accepte d’avoir plus de justesse dans nos propos.  Oui , arrêter de râler nous permet d’avoir accès à notre pouvoir intérieur! Dans cette démarche, on ne découvre pas pour autant un monde de béni oui oui mais un monde empli de coopération et de bienveillance. On se retrouve en capacité  d’exprimer ce qui ne nous convient pas ou plus, en montrant qu’on existe d’une toute autre manière.

Alors, vous commencez quand ?

Love and Respect,

Christine Lewicki

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 “Christine Lewicki, est une coach en entreprise certifiée, auteur du Bestseller “J’arrête de Râler!” publié en plusieurs langues, Conférencière et Facilitatrice de groupes MasterMind en France et aux Etats-unis. La passion de Christine est d’aider les gens ordinaires à  arrêter de râler et devenir entrepreneurs de leur vie !  Téléchargez le Kit gratuit  J’arrête de râler sur le blog!

 

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4 Réponses to “Arrêter de râler ne veut pas dire tout accepter !”

  1. Maryse Raffy février 5, 2015 à 8:55 #

    Bonjour Christine

    cela fait quelques années que j’ai lu votre livre et je suis une râleuse mais qui adore la vie .
    le challenge avec les bracelets , je n’y arrive pas , j’oublie de les changer de bras , bref : je ne sais plus où j’en suis et ça me fait râler !!!! un comble !
    Par contre, dernièrement j’ai trouvé un truc : chaque fois que je râle et que j’en prends conscience je me dis :  » la vie est belle » et aussitôt un sourire apparaît sur mes lèvres et je m’arrête de râler….et je retombe comme un soufflé sorti du four !!!

    Merci de votre challenge
    Excellente journée
    Maryse : la vie est belle !

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  2. Christine février 4, 2015 à 2:31 #

    Alors moi aussi j’essaie d’arreter de râler, je n’en peux plus de râler en permanence, bien que je ne pense pas être une grande râleuse, mais je râle quand même !!! Seulement voila je suis en phase 1: celle on l’on se rend compte que l’on ne sait pas comment s’arreter de râler, celle ou le bracelet change de bras tous les jours, voire plusieurs fois par jour et je me pose quelques questions…. Bien qu’au premier abord mes enfants, surtout le grand de 10 ans, se soient sentis emballés et concernés, le grand a très vite compris la chose et pour le coup, lui qui était si calme, et bien, comment dire ???!!, est devenu plus insolent, plus à me défier histoire de voir jusqu’ou je peux tenir, j’ai parfois du mal à le reconnaitre et evidemment je craque !!! Lui qui jouait le jeu sur le tableau des sentiments à commencer à tout changer des qu’il était contrarié et à mettre des emotions négatives car il savait comment m’atteindre et me faire culpabiliser. Est-ce normal ? Est-ce comme cela au debut ? Dois-je poursuivre ?
    Autre point j’ai l’impression que parfois ma tete est en ebullition a force de tout vouloir discuter, de tout vouloir comprendre, d’essayer de tout mettre en mots, j’ai l’impression de ne pas m’arreter ? Est-ce aussi normal?

    Merci pour vos témoignages, j’ai hâte d’arriver en phase 4!!!!!

    Christine

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    • Lyliane février 12, 2015 à 11:11 #

      Christine, lorsqu’un membre d’une famille veut modifier un comportement, le reste de la famille se sent déstabilisé et va tout faire (parfois inconsciemment) pour retrouver l’équilibre connu. D’où les situations qui empirent avant de s’améliorer. Dites-vous que c’est très très normal et…persévérez.

      Cordialement,

      Lyliane

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  3. mysterjo février 4, 2015 à 9:33 #

    A reblogué ceci sur Myster Jo.

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