Archive | neuroscience RSS feed for this section
Image

Le pouvoir du mot « Bientôt »

29 Août

Connaissez-vous le concept révolutionnaire introduit par la chercheuse américaine Carol Dweck du pouvoir du « BIENTÔT » ou « PAS ENCORE » (Not Yet en anglais) ?

Que se passerait-il si, dans toutes les écoles et universités, les étudiants recevaient des mentions « pas encore acquis » plutôt que de recevoir des (mauvaises) notes chiffrées ?

Comment éviter que les enfants se sentent prisonniers de la « tyrannie du maintenant », de la récompense immédiate par les notes, du jugement de leur capacité à réussir à un instant « t » ?

Que se passerait-il si nous encouragions plutôt les étudiants à croire que leur capacité à apprendre et comprendre est un processus qui a le pouvoir d’évoluer ?

Des chercheurs de l’Université de Washington ont montré que récompenser le processus d’apprentissage (efforts, stratégie, concentration et courbe de progression) plutôt que le résultat immédiat augmente la persévérance des étudiants et leur capacité à apprendre de leurs erreurs. En effet, chaque fois que les étudiants sortent de leur zone de confort pour apprendre quelque chose de nouveau et difficile, de nouvelles connexions neuronales* se créent permettant de renforcer la persévérance, la confiance en soi et l’intelligence des étudiants.

* toujours ces fameuses connexions neuronales sur lesquelles on peut travailler pour évoluer – lire également l’article « Les conséquences scientifiques de nos râleries »…

Carol Dweck propose donc de nouvelles approches d’encouragement et de récompense qui privilégient le processus d’apprentissage et non le résultat ! Elle nous explique comment cette approche a permis à des élèves vivant dans des quartiers plus pauvres et « prédisposés à l’échec scolaire » de faire des progrès académiques fulgurants au point de rattraper voire surpasser leurs pairs de quartiers privilégiés.

Je vous invite vivement à visionner cette vidéo dans laquelle elle articule et développe brillamment ses découvertes (vous pouvez activer les sous-titres).

 

 

Est-ce que vous et vos enfants vivez au son des « pas encore » ? Et si vous introduisiez les « pas encore » dans votre foyer ou au travail ?

Je serais honorée si vous partagiez votre opinion sur cette vidéo et sur les thématiques qu’elle soulève en laissant un commentaire sur cette page !

Téléchargez gratuitement le KIT J’arrête de râler et Retrouvez-moi sur ma page Facebook pour suivre des articles inspirants et des pépites qui vous aideront un peu plus chaque jour à révéler la meilleure version de vous-même !

 

Publicités

En couverture de Agefi Magazine !

9 Mar

Un grand merci à Grégoire Canlorbe de m’avoir donné l’opportunité de répondre à des questions si riches, variées et pertinentes, pour ce magazine du groupe Agefi au mois de décembre dernier.

Screen Shot 2017-03-06 at 9.39.03 AMVoici la première question qu’il m’a posée :

Screen Shot 2017-03-06 at 9.52.34 AM

En effet, quel est le rapport entre notre  » modestie  » et notre zone de confort ?

Voici mes réponses :

Screen Shot 2017-03-06 at 10.45.17 AM

ET qu’est-ce qui rend cette zone de confort (ou médiocrité) si attrayante ?

Comment pouvons-nous y échapper ?

Screen Shot 2017-03-06 at 9.49.30 AM

Si vous désirez continuer à lire l’interview pour explorer, entre autres, les thèmes suivants :

  • Pourquoi râler est nuisible sur le plan psychique et social ?
  • Comment vivre nos colères de manière saine ?
  • Que faire lorsque nous nous trouvons au  » creux de la vague  » ?
  • La pratique de la méditation peut-elle s’avérer néfaste ?
  • Quel est le premier levier à soulever dans nos vies pour que les  » portes  » commencent à s’ouvrir ?

Alors je vous invite à lire tout l’entretien en suivant ce lien !

Téléchargez gratuitement le KIT J’arrête de râler et Retrouvez-moi sur ma page Facebook pour suivre des articles inspirants et des pépites qui vous aideront un peu plus chaque jour à révéler la meilleure version de vous-même !

Les conséquences scientifiques de nos râleries

8 Mai

Les conséquences

Lors de mes conférences “J’arrête de râler” il y a toujours une personne pour lever la main et chercher à me convaincre que râler peut faire du bien. Râler permet de se soulager, de faire retomber la pression et donc au final de nous éviter d’exploser !  Il est en effet logique de penser qu’en nous “libérant” de nos émotions nous nous sentirons mieux.

Pourtant il semblerait ici que la science ne soit pas du tout du même avis !

Râler ne nous fait aucunement nous sentir mieux, il semblerait même qu’en râlant au contraire nous nous sentions de moins en moins bien.

D’abord en pointant du doigt les coupables nous nous positionnons nous-mêmes en “victimes”. Il faut bien avouer que c’est facile de pointer du doigt les coupables car si le coupable est celui qui a tort alors c’est à lui de trouver une solution. Nous, “pauvre victime impuissante”, pouvons confortablement rester dans notre posture passive de juge, mais de ce fait nous donnons finalement à ce coupable que nous avons ainsi nommé un pouvoir sur notre vie ! La morale de tout cela est qu’en râlant je perds ma capacité à la prendre en main.

Steven Parton, auteur de “The Science of Happiness: Why Complaining is Literally Killing You” explique sur le site “Psych Pedia” comment se plaindre non seulement altère les synapses de notre cerveau mais a également de graves répercussions négatives sur notre santé mentale. Il va même jusqu’à dire “se plaindre peut littéralement vous tuer !”

Qu’est-ce qui permet de faire une telle affirmation ? DEMONSTRATION !

  • « Les synapses qui s’activent ensemble s’assemblent »

Ceci est l’une des premières leçons qu’apprennent les étudiants en neurosciences.

A l’intérieur de nos cerveaux existent des synapses (zones situées entre deux neurones ou cellules nerveuses) qui assurent le transport des informations d’une cellule à une autre. Ces synapses existent dans un espace vide appelé la fente synaptique.

Chaque fois que nous avons une pensée, une synapse envoie un produit chimique à travers la fente vers une autre synapse créant ainsi un “pont” sur lequel un signal électrique peut traverser en transportant la charge de l’information pertinente que nous pensons. Le problème – nous explique Parton – est que « chaque fois que cette charge électrique est déclenchée, les synapses se rapprochent ensemble afin de diminuer la distance que la charge électrique doit traverser. Le cerveau recâble lui-même son propre circuit (se change physiquement) pour faciliter le partage des signaux électriques afin d’aider la pensée à se déclencher. » Donc avoir une pensée facilite pour le cerveau la “tâche” d’avoir une autre pensée…

Ce qui voudrait dire que petit à petit nos râleries engendrent d’autres râleries sans même que nous en soyons conscients !

Non seulement nos râleries répétées augmentent la création de râleries toujours plus négatives, mais il est aussi fort probable qu’elles se manifestent non invitées à n’importe quel moment, alors que nous sommes tout simplement occupés à naviguer notre quotidien. On se retrouve soudain victime du moindre aléas, de tout et de rien, et petit à petit nous passons à côté de la richesse de notre vie.

Ces synapses rapprochées jour après jour nous amènent à cultiver une vision pessimiste de la vie. Plus nos râleries se répètent plus nous rapprochons la paire de synapses qui les représente. Quand nous sommes confrontés à une frustration ordinaire du quotidien et que nous sommes amenés à choisir la posture que nous voulons prendre, la pensée qui gagne sera celle qui a le moins de distance à parcourir, celle qui aura créé le pont le plus rapide entre les synapses : la râlerie ! Nous nous retrouvons dans une spirale de négativité qui se déploie sans que nous puissions la contrôler.

Savez-vous que nous avons en moyenne 60 000 pensées par jour qui circulent dans notre tête ? Cela correspond à environ 40 pensées par minute. La science nous dit que 95% de ces pensées sont les mêmes que celles de la veille, de l’avant-veille, de l’avant avant-veille… Et que 80% de ces pensées sont négatives !

Heureusement pour nous, la science nous dit aussi que les pensées positives et la gratitude travaillent avec autant d’efficacité dans le sens opposé. D’où la nécessité de prendre conscience que CELEBRER n’est pas une frivolité car cela nous permet d’entretenir nos muscles cérébraux (nos synapses) d’espoir et d’optimisme.

Le phénomène scientifique marche dans les deux sens. En faisant un effort conscient pendant plusieurs semaines (3 semaines, soit 21 jours nous disent les chercheurs), nous pouvons petit à petit “recâbler” notre cerveau et mettre en place une spirale vertueuse qui augmentera nettement la qualité de notre expérience de vie (et de notre santé).

Alors râler… ou ne pas râler ? Est-ce que la science a pu éclaircir pour vous le sujet ?

Ci-dessous vous trouverez les sources qui ont nourri cet article :

http://www.inc.com/jessica-stillman/complaining-rewires-your-brain-for-negativity-science-says.html

http://www.dailyshoring.com/neurons-that-fire-together-wire-together/

http://greatergood.berkeley.edu/article/item/how_to_grow_the_good_in_your_brain

vidéo youtube

 

 

%d blogueurs aiment cette page :