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Râler au boulot… une stratégie efficace ?

4 Nov

Avouons-le, dans notre panthéon de râleries, « le boulot » tient une place de choix – avec ses dieux (on râle de préférence contre le chef et les clients) et ses cultes (autour de la machine à café ou après une réunion).

Et pourtant, en général quand nous râlons, c’est que nous avons de « bonnes raisons ». Nous râlons en effet car nous avons un besoin qui n’est pas satisfait. Ce besoin est suffisamment important pour générer une frustration et éveiller en nous de la colère ou de l’agacement qui sont à la source de nos râleries.

Bien que notre besoin soit réel et souvent justifié, nous adoptons en râlant une stratégie pour le satisfaire qui ne peut pas porter ses fruits, et c’est une des plus grandes leçons du challenge « J’arrête de râler ». Pour bien comprendre cela je vous invite à vous mettre dans la peau de celui qui reçoit vos râleries.

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En se basant sur les 3 critères pour reconnaître une râlerie, imaginez qu’un de vos proches ou collègue de travail vienne vous exprimer un problème. Il s’adresse à vous avec :

  • Un ton amer un peu “vinaigré” (Ton)
  • En vous mettant dans la position du coupable (Positionnement)
  • En exagérant (Justesse des propos)

Par exemple il vous dit :

«Écoute j’en ai marre, ça fait 20 vingt fois que je te dis que ce n’est pas comme ça qu’il faut faire… tu pourrais faire un peu plus attention. On ne va pas y arriver là et si ça continue on va se faire lyncher par la direction ! Je ne peux pas toujours repasser après toi… j’ai d’autres choses plus importantes à faire… »

Comment vous sentez-vous après cet échange ? Quelle est votre réaction “automatique” ?

Lorsqu’une personne se sent attaquée, elle n’a en général aucune envie de coopérer et de s’impliquer pour résoudre le problème, au contraire elle adoptera deux réactions (ou bien un mélange sophistiqué des deux).

  • Soit elle va fuir (ou ignorer)
  • soit elle va se défendre et attaquer à son tour

Le fait est que nous n’aimons pas être attaqués et que la râlerie de l’autre provoque en nous un mécanisme de protection et/ou de défense.

Afin de nous protéger nous allons essayer de prendre nos distances par rapport à « l’agresseur »- créer un filtre entre la personne qui râle et nous-même. Si nous le pouvons nous allons quitter la pièce (parfois en claquant la porte mais parfois aussi plus discrètement) car franchement ce genre de conversations ne nous intéresse pas. S’il n’est pas “approprié” (ou possible) de sortir de la pièce alors nous allons créer une distance mentale entre les paroles de notre râleur et nous-même. Peut-être que dans notre tête nous allons nous dire quelque chose de l’ordre de « Ça y est il/elle pète encore un plomb, cela va lui passer ». Ainsi, bien que nous l’entendions nous ne l’écoutons pas ! Bien que le râleur essaie de nous faire prendre conscience que nous devrions être “concerné” par le problème (en utilisant un ton amer, en nous rendant coupable et en exagérant juste ce qu’il faut) nous n’aimons pas être coupable, cela ne nous intéresse pas !

Parfois nous allons aussi nous défendre et attaquer à notre tour en accusant l’autre et en proclamant qu’il a tort et que nous avons raison (et c’est facile puisqu’il exagère). Nous dirons “Ce n’est pas vrai… je ne suis pas d’accord… tu ne te rends pas compte… tu ne comprends pas.” nous rentrons alors dans un conflit de « qui a tort/qui a raison » et le ton monte rapidement car personne n’a envie de perdre cette bataille ! Si nous n’avons pas le tempérament à attaquer directement nous le ferons peut être indirectement, par exemple en portant plainte au service ressources humaines pour la façon dont on nous parle.

Quelque part inconsciemment quand nous râlons nous espérons provoquer un « électrochoc« chez l’autre. Nous nous disons qu’en montrant notre agacement dans notre ton, en démontrant (parfois de manière insinue) à l’autre que c’est de sa faute, et en exagérant un peu (beaucoup) alors il va finir par comprendre qu’il doit changer ou qu’il doit faire quelque chose pour résoudre notre problème.

Et pourtant le constat que nous faisons jour après jour est qu’un coupable n’a aucune envie de coopérer ! Il n’a pas envie de prendre en considération nos propos ou nos besoins, nous espérions le rattacher à notre cause mais il veut au contraire nous fuir ou nous attaquer.

Je vous invite à relire cette dernière partie et à vraiment prendre conscience de la “leçon de vie” que j’aimerais vous transmettre car elle est déterminante. En râlant nous essayons de satisfaire un vrai besoin mais nous utilisons une stratégie qui ne peut pas marcher et crée un effet opposé. Nous voudrions “rapprocher” l’autre de notre problème mais nous ne générons que de la fuite ou de l’attaque.

Téléchargez gratuitement le KIT J’arrête de râler et retrouvez-moi sur ma page Facebook pour suivre des articles inspirants et des pépites qui vous aideront un peu plus chaque jour à révéler la meilleure version de vous-même !

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L’électrochoc !

22 Août

Quelque part, inconsciemment, quand nous râlons, nous espérons peut-être provoquer un “électrochoc” chez l’autre. Nous nous disons qu’en montrant notre agacement dans notre ton, en démontrant à l’autre (parfois juste par des insinuations et d’autres fois en haussant carrément le ton) que c’est de sa faute, et en exagérant un peu (beaucoup), alors il va comprendre subitement qu’il doit changer ou qu’il doit faire quelque chose pour résoudre notre problème.

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Et pourtant, le constat que nous faisons jour après jour est qu’un coupable n’a aucune envie de coopérer ! Il n’a pas envie de prendre en considération nos propos ou nos besoins. Nous espérions le rattacher à notre cause mais il veut au contraire nous fuir ou nous attaquer.

Je vous invite à vraiment prendre conscience de la “leçon de vie” que j’essaie de transmettre ici car elle est déterminante. En râlant, nous essayons de satisfaire un vrai besoin mais nous utilisons une stratégie qui ne peut pas marcher. Au contraire elle crée un effet opposé. Nous voulons “rapprocher” l’autre de notre problème et nous générons finalement de la fuite ou de l’attaque. Alors pourquoi continuer ?
Le problème c’est que souvent nous ne râlons pas “consciemment”. Nous râlons par habitude. Nous râlons parce que nous avons tellement souvent été témoins (ou partie prenante) de conversations sur le mode de la râlerie que nous reproduisons ce que nous avons l’habitude de voir ou de vivre (même si cela ne marche pas). Nous ne nous disons pas “Tiens, cette situation ne me convient pas (ou m’énerve), je vais utiliser la stratégie de la râlerie pour la faire changer”.

Cette habitude, c’est un petit théâtre intérieur qui se reproduit à chaque fois. Un jeu de rôle où nous sommes victimes de la vie et des autres et où nous nous plaignons pour obtenir de la considération. Nous râlons par pur automatisme et se sevrer de cet automatisme va nous demander de faire un réel effort, de nous créer de nouveaux réflexes. Écrire un nouveau scénario dans lequel nous tenons le rôle du héros dans notre vie… pas celui de la victime ! C’est tout l’intérêt du challenge “J’arrête de râler”.

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Le courage de garder nos coeurs ouverts

23 Nov

Je suis dans une phase de ma vie où, plus que jamais, j’apprends à écouter mon cœur. Je me suis rendue compte qu’avec le temps j’avais enrobé mon cœur de couches de protections pour m’empêcher d’être trop vulnérable et de trop souffrir. Un peu comme si je m’étais désensibilisée… détachée de mes émotions.

J’apprends ainsi, comme un enfant qui apprend à marcher, avec des réussites et des échecs, à vivre chaque jour le cœur grand ouvert. Sur ce chemin, je me surprends à ressentir plus, à être beaucoup plus sensible. Mon empathie et ma compassion sont exacerbées.

Les événements de vendredi soir à Paris ont touché ce cœur tendre et j’ai l’impression depuis que mon âme pleure. Je surprends les larmes couler sur mes joues à différents moments de la journée, derrière mon écran d’ordinateur, pendant mon cours de yoga, sous la douche, au volant de ma voiture ou en préparant le dîner.

Mon cœur est ouvert et il a mal.

Je réalise que j’ai plusieurs options devant moi. Je peux m’enflammer de haine et de jugement dans une stratégie de vengeance et de défense ou bien, pour éviter la douleur trop profonde, je peux  « faire l’autruche », fermer mon cœur et fuir l’horreur en retournant à mes emails et ma longue « to do list ».  Et pourtant, je choisis une troisième voie : celle de rester dans l’inconfort de la douleur et de l’incompréhension. Je choisis de garder mon cœur ouvert et de ressentir sans juger. Je choisis de continuer à aimer au milieu de mes larmes car Paris a besoin d’amour.

Finalement c’est parfois plus facile de m’enflammer ou de fuir et c’est bien plus dur de rester présente dans l’inconfort de la tristesse et du désarroi.

Moi qui crois tellement en l’homme, en la beauté et la bonté de l’humanité, je me suis surprise à me juger et à me dire “ Franchement ma petite tu es bien naïve ”, “ Tu ne comprends rien à ce qui se passe dans ce monde ”,  “ Tu vis chez les bisounours et tu es complètement à côté de la plaque, complètement à côté de la réalité ”.  Ces derniers jours, j’ai eu honte de mon optimisme.

Je me suis sentie perdue, paumée, désorientée.

Alors pour reprendre pied, j’ai ressenti le besoin de me recentrer sur mes « fondamentaux » – ce que je sais, ce sur quoi je peux m’appuyer. Une de mes croyances est que nous ne sommes pas aussi séparés que nous le pensons. Vous, moi, les animaux, la nature… Nous sommes tous faits d’une même énergie qui nous unit. Cette énergie c’est la force de vie.

Cette force de vie c’est l’Amour, c’est la Paix, c’est l’Abondance. Elle est là, partout, tout le temps, et notre mission d’humain sur cette terre est de la révéler, de l’activer.

C’est comme si nous avions des petits boutons de Paix et d’Amour en nous et partout autour de nous et que notre  tâche était d’appuyer dessus pour les activer et les rendre lumineux . C’est lorsque nous laissons ces voyants éteints qu’apparaissent les ombres. Ces ombres ne sont pas la vie. Elles sont des projections de nos peurs, de nos terreurs, de nos doutes et de nos jugements.

La paix est là, elle est partout, elle est en nous. Je suis la PAIX, vous êtes la PAIX. Les terroristes auraient pu activer la paix en eux si elle n’avait été noyée sous des idéaux de haine et de mort.

Aujourd’hui ces attentats sont pour moi comme un électrochoc qui me rappelle que la paix est en moi et partout autour de moi. Ces évènements si incompréhensibles et douloureux me rappellent l’importance de m’observer quand je me sens séparée des autres, quand je cultive la peur, quand je juge, quand je suis intolérante ou même violente. Et quand je me vois partir… Je fais le choix de revenir à l’Amour.

Oui la vie doit continuer et je veux rester dans cette vie envers et contre tout. Mais la question que je me pose est quelle est LA LEÇON de ces événements ? Et si nous avions quelque chose à apprendre de ces actes terroristes ? Et si nous pouvions en ressortir grandis ? Et si cet électrochoc pouvait nous faire prendre conscience qu’il est urgent que nous incarnions {vraiment} la TOLÉRANCE et la PAIX.

Que devons-nous faire autrement pour ne pas avoir besoin d’un autre drame afin de comprendre que nous devons élever nos vies et changer ?
Voici quelques articles et une vidéo qui m’ont aidés à réfléchir à la posture que je voulais adopter :

Lettre à ma génération : moi je n’irai pas qu’en terrasse

Après le choc le besoin d’espoir

Katie Byron « The work on terrorism », vidéo bilingue filmée à Paris après les attentats de Charlie Hedbo


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