8 pistes pour cultiver la coopération et la joie en famille !

4 Mar

8 pistes pour susciter plus de contribution de tous et plus de joie à la vie de famille.

Oui, bien sûr, nous sommes les parents et nous avons la responsabilité et la charge du bien-être de nos enfants. Concrètement cela implique de les nourrir, les habiller, leur fournir un toit sans qu’ils aient à se soucier de la façon dont nous y arrivons. Nous vivons ensemble sous ce même toit, nous partageons la même salle de bain, la même cuisine, le même canapé. Cela nous semble alors bien normal que tous les membres de notre famille coopèrent au fonctionnement du foyer pour participer aux tâches quotidiennes. Facile à dire mais parfois difficile à obtenir. Et souvent à force de répéter, répéter, répéter, on se sent frustré et on râle.

J’ai la conviction que nos enfants sont plutôt prêts à coopérer et qu’en fait ils résistent à l’injonction que nous leur faisons plutôt qu’à l’action de coopérer. Je pense d’ailleurs que nous sommes comme eux. Nous sommes plutôt d’accord pour contribuer à la vie de famille mais si nous avions un petit chef au-dessus de notre tête pour nous dire quoi et quand faire les choses, nous aurions plutôt tendance à résister et à râler !

Voici 8 pistes concrètes pour susciter plus de coopération, pour cultiver la joie en famille afin de ne pas se transformer en rabat-joie de service !

8 pistes pour

1. Parler avec notre coeur de nos besoins

Je suis souvent touchée par la capacité de compassion qu’ont mes enfants. Quand, au lieu de leur donner un ordre, je leur parle avec mon coeur de mes besoins, je constate que très souvent ils sont tout à fait ouverts pour coopérer et me soutenir.

Plutôt que de râler en bas des escaliers pour leur dire “Ça fait 10 fois que je vous demande de venir vider le lave-vaisselle”, je peux monter dans leur chambre et leur dire avec mon coeur que je suis désemparée car j’ai l’impression d’être la femme de ménage de service et cela ne me convient pas. Je peux leur dire avec mon coeur que je ne trouve pas cela juste que ce soit à moi de “tenir la maison”. De même, si après être allée les chercher à leur entrainement de sport ou chez des amis nous rentrons un peu tard à la maison pour le dîner, je peux leur dire : “Nous allons arriver plus tard que d’habitude et nous avons beaucoup de choses à faire avant le coucher, je suis fatiguée de ma journée et pourtant j’ai vraiment envie de passer une bonne soirée avec vous sans qu’on s’énerve, ce qui me ferait du bien c’est que vous veniez m’aider à la cuisine.”

2. Anticiper nos demandes

Ce qui paraît difficile à nos enfants, c’est notre manière parfois de leur sauter dessus avec nos demandes. Chaque fois que nous pouvons anticiper ces demandes nous avons plus de chances que nos enfants réagissent de manière positive.

  • “En arrivant à la maison, je souhaite que vous rangiez vos affaires et je vais avoir besoin d’un assistant cuisine pendant que les autres prennent leur douche.”
  • “Nous dînons dans un quart d’heure, c’est bientôt l’heure de mettre la table.”
  • “Ce week-end nous avons des invités, je trouve important qu’ils se sentent accueillis et pour moi cela passe par leur offrir un bon repas et avoir une maison agréablement rangée. Je vais passer pas mal de temps à faire les courses et préparer le menu, ce qui serait formidable c’est que de votre côté vous rangiez chacun votre chambre avant samedi midi au plus tard.”

3. Leur laisser le choix

Notre enfant n’a pas toujours l’idée des choses qu’il faut faire dans une maison et nous, en bonne tour de contrôle de la famille, nous aimerions lui attribuer des tâches afin de nous assurer que tout sera fait. Et si nous leur laissions le choix ? Non pas de rendre ou ne pas rendre un service à la famille, mais de choisir ce qu’il se sent prêt à faire aujourd’hui pour contribuer. Nous aurons alors plus de chance qu’il le fasse.

  • Au début du week-end nous pouvons faire la liste (passer l’aspirateur, laver le frigidaire) et chacun choisit une « mission ».
  • Avant le dîner, nous pouvons annoncer qu’il va falloir vider le lave-vaisselle, ranger tout ce qui traîne sur la table, préparer le plateau fromage, l’eau, le pain…“Qui fait quoi ?”

4. Préciser nos attentes

Souvent nous demandons à nos enfants qu’ils rangent leur chambre ou nettoient la table du goûter et nous oublions de leur préciser nos attentes. Alors lorsque nous entrons dans la cuisine ou dans leur chambre, nous sommes étonnés de voir l’éponge pleine de miettes dans l’évier ou leurs vêtements en vrac en bas du placard… Finalement, c’est quoi pour vous une chambre en ordre ou un rangement de goûter terminé jusqu’au bout ? Cela nous semble si évident que nous ne le précisons pas à nos enfants. Et si nous prenions le temps de le leur dire pour leur faciliter la tâche ?

5. Faire une checklist

Ce qui agace souvent c’est d’avoir à répéter sans cesse les mêmes choses.

“Quand tu quittes la salle de bain, vérifie que les serviettes sont mises à sécher, la baignoire rincée, ta brosse rangée”. Et si nous faisions une checklist pour nos enfants que nous posterions dans la salle de bain, la cuisine, leur chambre ?

6. Construire des routines

C’est parfois difficile de voir le bazar dans la maison et de voir dans ce chantier toutes les choses à faire dans les jours à venir. Chez nous, nous avons instauré une routine. Le samedi juste après le repas, c’est rangement de chambre et une action pour toute la famille (laver les toilettes, la salle de bain…). Ce jour-là, je suis « sur le pont », je rappelle les consignes, j’encourage. Par contre les autres jours, je ne prends la tête de personne (ni la mienne) quand je vois de la poussière dans l’escalier car je sais que samedi prochain il sera aspiré.

7. Etablir un tableau des responsabilités

Pour notre enfant il est plus facile de faire les choses quand il sait que son frère, sa sœur ou ses parents rendent un autre service en même temps et feront comme lui la semaine prochaine. Alors une autre idée est de faire un tableau des responsabilités par semaine. Qui vide le lave-vaisselle ? Qui met la table ? Qui met les courses dans le frigidaire ? Etc.

8. Cultiver la bonne humeur

Le sujet de la contribution à la vie de famille n’est certes ni très glamour, ni très fun. Mais nous pouvons choisir de le subir ou de cultiver la bonne humeur et ainsi infuser plus de joie dans notre famille. Nous pouvons déjà choisir nos mots, par exemple arrêter de parler de corvée. Que pensez-vous de “mission”, de “service à la communauté” ? Avez-vous d’autres idées ? Oui il faut parfois se coller au ménage, au rangement… Mais nous pouvons choisir l’ambiance dans laquelle nous le faisons, par exemple en mettant de la musique pour ensoleiller le moment. Et nous pouvons toujours être attentifs à remercier chacun pour ce qu’il a fait, toujours mettre l’accent sur le positif : si la chambre n’est qu’à moitié rangée, commencer par remercier l’effort accompli.

Avez-vous remarqué ce qui arrive lorsque nous disons MERCI à nos enfants ? Bien souvent un sourire joyeux illumine leurs visages !

Florence Leroy

Auteure du livre J’arrête de râler sur mes enfants {et mon conjoint} – éditions Eyrolles

Mon plaisir est d’accompagner les parents vers plus de joie dans leur vie de famille – 06 62 09 39 26 – bonjour@florenceleroy.fr

Pour enfin faire taire la femme râleuse qui habite chez vous, demandez l’ebook Pourquoi je râle sur mes enfants {et mon conjoint} et recevez aussi la newsletter.

Le site  florenceleroy.fr  – Le blog florenceleroy.fr/plusdejoie  – Facebook ici

 

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4 Réponses to “8 pistes pour cultiver la coopération et la joie en famille !”

  1. Yassine juin 2, 2016 à 10:44 #

    Je trouve tous ces conseils très intéressants Christine, j’ajouterais aussi une choses importante c’est le fait d’instaurer un système de Récompense ou lieu de Punition afin de créer une motivation chez l’enfant.La plupart des parents se rappelle juste de la Punition oubliant l’autre partie, il râlent sur leurs enfants s’ils ne rangent pas leur chambres comme vous dites, créent, critiquent, jugent, et punissent mais quand ils le font ils disent rien même pas un simple Merci, ca serait mieux c’est à chaque fois que l’enfant range sa chambre on le donne un compliment en souriant, ou leur achete un cadeau, ou quelque chose qui leur fait plaisir…

    Enfin je peux même pas dire à quelle point c’est important l’éducation parentale afin de former notre personnalité en tant qu’adulte à tel point que le fait râler vient beaucoup de fois des habitudes des parents quand on était enfant.

    D’ailleurs je parle de ce point dans un article, j’espère que ca peut enrichir le sujet

    http://keylife007.blogspot.com/2016/05/pourquoi-ton-enfance-influence-sur-ton.html

    Merci 🙂

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  2. Nathalie mars 4, 2016 à 9:07 #

    Avec nos 5 enfants nous avons créé une roue des services. J’ai fait une liste de ce qui devait être fait et ils ont ensemble associé les différents items pour obtenir 6 catégories (Car les parents sont aussi dans la roue !)
    Ils ont également défini la fréquence de rotation (2 x/semaine). Cela fait plus de 3 ans maintenant et ça fonctionne super bien ! Il faut juste parfois aider les plus petits…et accepter que la tâche ne soit pas toujours « parfaitement » réalisée !

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