Quelle est ma priorité ?

31 Déc
Que faire lorsqu’une personne adopte un comportement qui nous agace ?

La plupart du temps, nous voulons lui en parler pour qu’elle change afin de mieux satisfaire notre besoin… avant d’ouvrir la bouche, posons-nous la question : « Quelle est ma priorité ? »

 

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« Est-ce que ma priorité est que l’autre se sente coupable ou est-ce que ma priorité est que mon besoin puisse être satisfait »?
Est-ce que ma priorité est d’avoir raison et de faire comprendre à l’autre qu’il a tord ou est-ce que ma priorité est de trouver une solution pour améliorer la situation ?
Ces questions sont importantes car une personne que nous mettons en position de coupable n’aura “JAMAIS” envie de coopérer.
Tout l’art d’être entendu consiste donc à exprimer mon besoin sans mettre l’autre dans une position de coupable.
Exprimer notre besoin de manière à ce que l’autre puisse faire partie de la solution, plutôt que de le mettre dans une situation où il est accusé d’être la source du problème !

C’est un léger ajustement dans notre  positionnement, mais je peux vous assurer qu’il fera toute la différence !

 Je voudrais aujourd’hui, dans cet article, partager quelques pistes pour explorer cette nouvelle manière de communiquer autour de nos problèmes et de nos frustrations:
  – Tout d’abord prioriser nos besoins et se demander si celui qui nous titille dans la situation du moment est réellement important. Ai-je réellement besoin de faire évoluer la situation, ou bien est-ce que ce n’est, finalement, pas une priorité ?
 – Ensuite se demander si l’autre est vraiment la source du problème, ou si c’est notre ressenti et notre attitude qui en font un problème. Par exemple, si le comportement de l’autre est inévitable (la personne se plaint, c’est un adulte qui a de mauvaises manières à table…) alors puis-je changer mon attitude et tolérer le comportement ? Puis-je m’en détacher ?
 – Finalement si le besoin est en effet une priorité et qu’il ne serait pas « juste » pour nous de ne pas en parler à l’autre, une des premières clés est de parler en mode « je » qui est non accusateur. Parlons de ce que nous ressentons, de notre besoin et demandons à l’autre de contribuer à trouver une solution.
Par exemple au lieu de dire « TU ne fais jamais la vaisselle quand on donne un dîner », dire « j’aime beaucoup recevoir nos amis, je trouve cela vraiment chouette de partager un bon repas mais en même temps je me sens souvent débordée et je trouve que parfois ce n’est pas très juste car une trop grande partie de l’organisation en cuisine repose sur mes épaules. J’ai besoin d’aide pour pouvoir vraiment en profiter. Que penses-tu de prendre la responsabilité de la vaisselle pour nos prochains dîners ? »
 – Valider ensuite avec notre interlocuteur que notre proposition lui convient et si l’on sent que nous n’avons pas une adhésion complète, nous pouvons alors trouver un accord avec lui. «  je sens que ma proposition ne te convient pas vraiment, as-tu une idée de ce que tu pourrais faire pour contribuer à une organisation qui te convienne mieux ? », « as-tu une idée pour que nous soyions tous les deux satisfaits ? ».
En s’exprimant ainsi, l’autre ne se sentira pas « coupable » et sera beaucoup plus susceptible de nous aider à satisfaire notre besoin !

Je vous invite à essayer et à laisser vos commentaires sur cette page.

Et, pour ceux d’entre vous qui désirent recevoir plus d’aide sur ce sujet, notamment pour mettre fin aux râleries que vous pouvez vivre en famille, nous organisons avec notre réseau de formateurs un webinaire gratuit fin janvier « pourquoi je râle sur mes enfants et mon conjoint ».

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2 Réponses to “Quelle est ma priorité ?”

  1. Quehlo mars 20, 2017 à 3:20 #

    Très bel article, à la fois parlant et efficace, les outils proposés (PNL et CNV) sont super bien détaillés dans l’utilisation que vous en faites, j’adore !
    La grande difficulté à l’application dans les premiers temps pourraient résider dans le deuxième point développé : définir si c’est bien l’autre le problème ou si c’est ma réaction à ses actions. Car le plus souvent on sera tenté, dans notre formidable approche subjective, de s’arrêter à répondre « Bien sûr que c’est l’autre le problème, je vais parfaitement bien, moi ! » et rester à barbotter dans ses soucis et reproches…

    Je conseille du coup de prendre le temps de réfléchir à toutes ces questions (super pertinentes et que j’appuie complètement) à froid ! D’éviter autant que possible d’exploser sur l’instant, et une fois le calme revenu dans nos têtes, de se poser pour y répondre de la manière la plus objective possible. Bien sûr, l’aisance vient avec la pratique, donc je conclurai ce commentaire en disant simplement : d’excellents conseils à appliquer aussi souvent que possible !

    Merci pour ce super article 🙂

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    • christinelewicki mars 20, 2017 à 4:30 #

      Merci pour ce riche commentaire. En effet trop souvent nous centrons notre énergie sur le fait de pointer du doigts les coupables. Sans nous en rendre vraiment compte nous cultivons dans notre échange la dynamique du « qui a tord/qui a raison » et ce faisant nous nous éloignons de notre objectif qui est de trouver une solution pour améliorer la situation.

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