Archive | Je crée ma réalité avec mes mots RSS feed for this section

Parfois on exagère…

6 Mar

Très souvent, quand nous râlons c’est parce que nous cherchons à satisfaire un besoin important à nos yeux.

En fait, nous avons tellement peur de ne pas être entendus que nous employons des mots qui ne sont pas justes. Nous allons ainsi utiliser le levier de l’exagération, mais aussi ceux de l’universalité et de la permanence. Nous allons dire « c’est infernal » (exagération), « c’est toujours pareil », (permanence), « ça fait 100 fois que je le dis » (exagération), « ils sont tous incompétents » (universalité), « ils sont tous pourris » (universalité), « ils n’ont rien compris » (exagération).

Parfois on exagère...

Nous allons utiliser des mots très forts qui contribueront à dramatiser la situation ; dramatiser comme dans une pièce de théâtre, pour rendre les choses plus piquantes, les contrastes plus vifs, pour accentuer notre rôle dans notre scénario intérieur… au risque de tourner au drame comique qui ne trompera personne ! Nous allons exagérer notre rôle de victime pour être sûr d’être sur la scène, d’être vu et entendu.

En cédant à ces dérives dans notre langage, nous pensons détenir une stratégie judicieuse et puissante pour arriver à nos fins face aux autres… alors qu’en fait nous perdons tout pouvoir !

Lorsque vous râlez, posez-vous cette question sur la justesse de vos propos : est-ce que vous êtes en train de décrire les faits pour ce qu’ils sont vraiment ou est-ce que vous les exagérez parce que vous craignez de ne pas être entendu ?

Et si vous vous surprenez (trop souvent) entrain d’exagérer dans votre environnement professionnel, commandez mon livre J’arrête de Râler au Boulot, co-écrit avec Emmanuelle Nave, Directrice des Relations Humaines.

4 stratégies pour reprendre le contrôle de notre vie !

5 Jan

Et voilà, une nouvelle année toute belle est là ! Une année toute fraîche, une année à vivre, à savourer, à incarner, pour nous épanouir et partager le meilleur de nous mêmes avec le monde.

Pourtant, si nous ne faisons pas attention, nous pouvons petit à petit perdre le contrôle des 12 mois devant nous… de notre vie !

Nous pouvons passer une grande partie de 2018 à gérer la multitude de choses qui viennent à nous (emails, courriers, sollicitations de nos enfants, de notre patron, de nos clients, des administrations… le frigo vide, la maison à ranger…), avec l’impression que gérer tout cela est un boulot à temps plein, et que même en y mettant notre meilleure volonté… ça ne sera jamais terminé !

Et parce que nous sommes souvent débordés et fatigués, il est facile de mettre nos désirs et nos projets de côté, facile de se dire que plus tard, un jour, quand nous trouverons le temps (l’énergie, l’audace), nous pourrons enfin envisager de les rendre réalité.

Hélas, en agissant ainsi, nous passons à côté de notre vie ! C’est pourquoi j’ai écrit cet article :

4 stratégies...

PRENEZ LE TEMPS DE METTRE EN MOTS ce que vous avez ENVIE qu’il vous arrive cette année.

J’ai l’intime conviction qu’il est impossible de prendre le contrôle de sa vie, si l’on n’a pas au préalable pris le temps de formuler une intention, une destination. Pour vous aider, je vous propose de vous projeter dans 1 an, au 31 décembre de l’année prochaine. Vous avez une coupe de champagne à la main et vous célébrez l’année qui vient de passer. Vous vous dites “ Voilà une année qui méritait d’être vécue ! ”.

Que s’est-il passé durant cette année ? Prenez un carnet et faites une liste des petites et grandes choses que vous voulez vivre dans les différentes zones de votre vie :

  • CARRIÈRE
  • BIEN-ÊTRE, SANTÉ
  • RELATIONS SOCIALES (FAMILLE, COUPLE, AMITIÉ)
  • DIVERTISSEMENTS, FUN
  • DÉCOUVERTES, APPRENTISSAGES.

Dans votre liste, choisissez ce qui est le plus important et fixez-vous une douzaine d’objectifs, petits et grands. J’ai accompagné des centaines de personnes dans cette démarche (exercices détaillés dans le livre WAKE UP!) qui consiste à mettre en mots nos objectifs et nos envies. Je vous assure que cette étape qui peut sembler simple est surprenamment puissante. Une fois votre liste rédigée, ne la laissez pas prendre la poussière ; affichez-la pour faire en sorte de tomber dessus au moins 3 fois par jour ! Quand vous la voyez, dites vous : “Quel est le petit pas que je peux faire aujourd’hui pour augmenter la probabilité que mon désir devienne réalité ?”.

CRÉEZ DE L’ESPACE dans votre vie pour faire avancer les projets qui vous tiennent à coeur.

Que ce soit votre profond désir de vous mettre au yoga ou bien un livre que vous voudriez écrire… rien ne se fera si vous ne faites pas de la place dans votre quotidien trop chargé. Prenez le temps de délimiter des créneaux dans vos agendas hebdomadaires pour faire ce que VOUS avez envie de faire. Protégez ces créneaux comme votre plus beau trésor ! Il y aura toujours une bonne excuse pour reporter à plus tard… mais votre vie c’est maintenant ! Souvenez-vous que quand vous dites NON à quelque chose « d’urgent », vous dites OUI à quelque chose d’important.

CHOISISSEZ le prisme à travers lequel vous voulez voir la vie.

Prenez conscience que, en ne changeant rien de votre réalité, vous pouvez vivre 2 vies différentes. Vous pouvez choisir d’allumer le radar des manques, des peurs, des jugements et des limitations (et votre radar trouvera plein de preuves pour justifier vos inquiétudes) ou bien vous pouvez allumer le radar de l’abondance, des possibles, de votre brillance et de la gratitude. C’est à vous de choisir et c’est aussi à vous de garder le bon radar allumé. Pour cela, faites attention à ce que vous faites rentrer dans votre champ de conscience. Choisissez les informations que vous absorbez, que ce soit dans les médias ou dans les conversations qui vous entourent. Quelle vision de la vie ces informations nourrissent-elles ?  

DONNEZ-VOUS LA PERMISSION de faire des choses qui vous font le plus grand bien. 

C’est notre VIE et si nous ne prenons pas soin de nous, PERSONNE ne le fera à notre place. N’attendez pas d’avoir le temps pour aller vous promener en forêt, pour vous asseoir et vous délecter de l’instant présent, pour cultiver votre bien-être. Qu’est-ce qui fait chanter votre coeur ? Qu’est-ce qui vous nourrit intellectuellement, physiquement, émotionnellement ? Nous avons tous besoin de recharger régulièrement nos batteries pour avoir l’énergie nécessaire d’avancer dans les projets qui nous tiennent à coeur. Le quatrième principe de WAKE UP – Je prends soin de ma source – est une étape fondamentale pour réussir à accomplir les 3 premières stratégies qui vous permettront de reprendre le contrôle de votre vie !

En incorporant ces 4 stratégies dans votre quotidien, je suis convaincue qu’au prochain 31 décembre, vous serez, coupe à la main, en train de célébrer une année qui a bougé dans la direction où vous vouliez qu’elle aille !

Téléchargez gratuitement le KIT J’arrête de râler et Retrouvez-moi sur ma page Facebook pour suivre des articles inspirants et des pépites qui vous aideront un peu plus chaque jour à révéler la meilleure version de vous-même !

Image

Le pouvoir du mot « Bientôt »

29 Août

Pas encore (Not Yet en anglais)

Connaissez-vous le concept révolutionnaire introduit par la chercheuse américaine Carol Dweck du pouvoir du « BIENTÔT » ou « PAS ENCORE » (Not Yet en anglais) ?

Que se passerait-il si, dans toutes les écoles et universités, les étudiants recevaient des mentions « pas encore acquis » plutôt que de recevoir des (mauvaises) notes chiffrées ?

Comment éviter que les enfants se sentent prisonniers de la « tyrannie du maintenant », de la récompense immédiate par les notes, du jugement de leur capacité à réussir à un instant « t » ?

Que se passerait-il si nous encouragions plutôt les étudiants à croire que leur capacité à apprendre et comprendre est un processus qui a le pouvoir d’évoluer ?

Récompenser le processus d’apprentissage

Des chercheurs de l’Université de Washington ont montré que récompenser le processus d’apprentissage (efforts, stratégie, concentration et courbe de progression) plutôt que le résultat immédiat augmente la persévérance des étudiants et leur capacité à apprendre de leurs erreurs.

En effet, chaque fois que les étudiants sortent de leur zone de confort pour apprendre quelque chose de nouveau et difficile, de nouvelles connexions neuronales* se créent permettant de renforcer la persévérance, la confiance en soi et l’intelligence des étudiants.

* toujours ces fameuses connexions neuronales sur lesquelles on peut travailler pour évoluer – lire également l’article « Les conséquences scientifiques de nos râleries »…

De nouvelles approches d’encouragement et de récompense

Carol Dweck propose donc de nouvelles approches d’encouragement et de récompense qui privilégient le processus d’apprentissage et non le résultat ! Elle nous explique comment cette approche a permis à des élèves vivant dans des quartiers plus pauvres et « prédisposés à l’échec scolaire » de faire des progrès académiques fulgurants au point de rattraper voire surpasser leurs pairs de quartiers privilégiés.

Je vous invite vivement à visionner cette vidéo dans laquelle elle articule et développe brillamment ses découvertes (vous pouvez activer les sous-titres).

Est-ce que vous et vos enfants vivez au son des « pas encore » ? Et si vous introduisiez les « pas encore » dans votre foyer ou au travail ?

Je serais honorée si vous partagiez votre opinion sur cette vidéo et sur les thématiques qu’elle soulève en laissant un commentaire sur cette page !

Téléchargez gratuitement le KIT J’arrête de râler et Retrouvez-moi sur ma page Facebook pour suivre des articles inspirants et des pépites qui vous aideront un peu plus chaque jour à révéler la meilleure version de vous-même !

Apprendre à avoir le mot juste… la clé de la sérénité !

21 Août

Comment la justesse de nos propos impacte notre réalité

Combien de fois nous retrouvons-nous à dire “ C’est toujours moi ”, “ C’est toujours pareil ”, “ C’est insupportable ”, “ personne n’est jamais content ” !

On généralise, on omet, on exagère, on amplifie… et on ne trouve pas le mot juste. 

On finit par croire ce que l’on dit, et cela distord notre réalité ! Nous nous convainquons que nous sommes victimes de la vie.

Bien sûr, ce n’est pas consciemment mais par habitude, que nous agissons ainsi – car nous adoptons un mode de fonctionnement accepté dans notre société. Ce n’est pas bien grave, se dit-on !

Et pourtant, en employant des mots qui ne sont pas exacts ou justes, nous tuons peu à peu notre propre intégrité (il en est de même chaque fois que nous ne respectons pas nos engagements envers nous-même ou autrui).

Cette entrave à notre intégrité (pourtant si anodine !) nous affecte bien plus que nous ne le pensons.  Elle brouille notre perception des événements et, petit a petit, nous éloigne de notre compas intérieur.

Adopter une parole impeccable

Une source de sérénité infinie naît du simple fait de s’appliquer à être impeccable dans notre communication. Dire les choses comme elles sont tout simplement, supprimer nos petits mensonges, décrire les problèmes sans exagérer…

J’ai l’intime conviction que lorsque nous arrivons à naviguer les aléas de notre quotidien de façon intègre, dans nos paroles et dans nos actes, nous pouvons alors connecter avec notre puissance intérieure et cultiver un rapport authentique, riche et délicieux avec les personnes qui nous entourent.

Essayez et vous verrez ! Pour creuser davantage sur ce sujet, je vous invite à lire le célèbre ouvrage Les quatre accords toltèques : La voie de la liberté personnelle.

Découvrez mon nouveau podcast Wake Up, Rise Up and Shine, le podcast à écouter pour démarrer sa journée !, et, retrouvez-moi sur ma page Facebook et sur Instagram pour suivre des articles inspirants et découvrir des pépites qui vous aideront un peu plus chaque jour à révéler la meilleure version de vous-même !

L’art de râler sans râler…

2 Mar

Une étude menée auprès de 6 000 personnes par des chercheurs en psychologie de l’université allemande d’Iéna tend à démontrer que râler serait bon pour la santé et l’espérance de vie selon un article du Parisien.

L’enquête conclut notamment que contenir ses émotions conduirait à « une accélération cardiaque, qui pourrait à la longue augmenter les risques d’hypertension ou d’ennuis ».

Apparemment nous serions tous d’accord pour dire que le fait de garder nos frustrations pour nous-même serait plus néfaste que de les exprimer.  Le Parisien se demande alors si la râlerie française « considérée comme un sport national », serait en train d’acquérir ses lettres de noblesse. L’article nous met tout de même en alerte en nous précisant que pour rester saine notre pratique de la râlerie doit respecter certaines règles…

shtroumf râleur

Comprendre pourquoi nous râlons

La démarche partagée dans J’arrête de râler! (vendu à plus de 300 000 exemplaires) nous invite à nous donner les moyens de prendre soin de nos besoins. Plusieurs lecteurs sont revenus pour témoigner et nous dire à quel point ce challenge leur avait permis de  reprendre réellement  leur vie en main. Nous sommes ici bien loin de l’idée de garder pour soi nos frustrations et d’aboutir à une dépression.

Le challenge nous oblige à vraiment regarder en face nos « râleries » et à les prendre en main pour ne plus avoir à les subir. Nous cherchons surtout à comprendre pourquoi on râle et à exprimer nos râleries…. sans râler. Pourquoi sans râler ? Parce qu’on apprend que nos râleries si elles ont le mérite d’exprimer nos besoins sont rarement la meilleure stratégie pour obtenir ce que nous voulons. Si nos râleries marchaient réellement alors nous ne devrions plus avoir aucune de raison de râler puisque tous nos besoins seraient désormais satisfaits, n’est-ce pas ? C’est parce que trop souvent nos râleries ne créent pas le changement réel et durable que nous voulons que nous nous retrouvons encore à râler ! Nous cultivons ainsi une spirale de frustrations qui franchement nous pollue la vie.

Arrêter de râler ne veut pas dire contenir nos émotions

C’est tout un art de savoir s’exprimer sans râler.

La vie va nous faire vivre des difficultés, les autres vont nous contrarier et nous empêcher de faire ce qu’on voudrait faire. Et c’est franchement énervant c’est vrai… On ne peut pas tout accepter.  On ne peut pas se laisser marcher sur les pieds. Il est important que nous puissions exprimer ce qui ne nous convient pas.  Si on garde tout pour soi on arrive à ce que j’appelle « l’effet cocotte minute » où notre seule issue est de râler pour faire sortir nos frustrations trop longtemps contenues.

Le challenge J’arrête de râler nous invite justement à apprendre à exprimer nos émotions avec plus de justesse et moins d’agressions. Nous apprenons à demander aux autres ce dont nous avons besoin avec force et détermination sans pour autant être rabat-joie. Nous inspirons les autres à coopérer avec nous. Nous découvrons alors que nous augmentons grandement nos chances d’être entendus et que nos besoins soient réellement pris en considération.

Arrêter de râler est une posture que nous choisissons d’adopter dans notre vie

La sérénité est un choix que nous pouvons tous faire aujourd’hui quelles que soient nos circonstances. Nous pouvons choisir de vivre nos frustrations autrement et ne pas les laisser nous voler notre joie de vivre et notre sérénité. Râler est une habitude ancrée en nous et dans notre société. Comme toute habitude ( comme la cigarette) elle ne peut pas disparaître du jour au lendemain. Pendant 21 jours consécutifs nous apprenons à changer de posture sur notre quotidien, nous apprenons à puiser dans nos ressources pour ne plus subir les aléas de la vie et surtout mieux savourer tous ses trésors qui avant passaient inaperçus.

Arrêter de râler c’est bien évidemment voir les choses du bon côté et c’est une étape importante mais une grande leçon est que « voir la vie en rose » n’est pas suffisant. Arrêter de râler c’est savoir prendre en main sa vie et choisir de ne plus être victime de rien ni de personne. On arrête de pointer du doigt les coupables et on consacre nos ressources et notre énergie à être acteur et cocréateur de solutions.

En arrêtant de râler on supprime une grosse couche de pollution dans notre vie et on peut enfin profiter du ciel bleu. On consacre notre énergie à ce qui nous fait vraiment avancer et on a le temps de profiter de ce que la vie nous donne.

4  pistes pour exprimer nos émotions et obtenir ce que nous voulons

Identifier le réel besoin qui est caché sous mon émotion.

Exemple: est-ce que je râle parce que cela fait trois fois que je demande à mon enfant de venir vider le lave vaisselle ou dans le fond est-ce que je râle surtout parce que j’ai l’impression que toute la logique de la maison repose sur mes épaules et cela ne me convient pas.

Avoir le mot juste et résister à notre tendance à l’exagération.

Exemple: souvent quand on râle on a tellement peur de ne pas être entendu qu’on exagère on amplifie. On transforme le problème en drame. On dit  » ça fait 100 fois que je te demande »,  » c’est toujours pareil »,  » ça me tue »

Exprimer la frustration et le besoin sans pour autant mettre l’autre dans la position du coupable.

C’est tout un art de poser nos limites et faire nos demandes sans accuser l’autre. Exemple: plutôt que de dire  » tu ne m’aides jamais » je peux dire  » J’ai l’impression de parler dans le vide, j’ai l’impression que tout repose sur mes épaules et cela ne me convient pas. Je n’ai pas envie d’être dans cette situation, j’ai besoin d’aide ». Evidemment cela demande plus de recul que de râler  mais je peux vous assurer que c’est vraiment plus efficace pour obtenir ce que nous voulons.

Accepter que nous ne puissions pas forcer les autres à faire ce que nous voulons qu’ils fassent (et oui !).

C’est épuisant de chercher à forcer les autres à faire certaines choses, il est bien plus efficace de chercher à conclure un accord avec eux. Attention, tout le monde doit être d’accord avec un accord donc méfiez-vous des accords qui sont en fait des obligations déguisées. Il s’agit ici de rester ferme sur le fait que nous avons besoin de leur coopération pour que notre besoin soit satisfait mais parfois aussi ouvert à ce qu’il soit satisfait autrement que comme on aurait pensé initialement.

Ce n’est pas évident d’avancer sur ce chemin et c’est pour cela que j’interviens souvent en Entreprise et  que nous avons mis en place des ateliers pour accompagner ceux qui veulent avancer sur ce sujet à l’échelle de leurs familles.

Et vous ? Quelles leçons avez-vous apprises avec le challenge J’arrête de râler ?

Love and Respect,

Christine Lewicki

Gérer les râleurs dans PME Magazine

27 Fév

Leurs conseils pour gérer les râleurs

À chaque prise de décision, ils bougonnent, ils critiquent les clients, la nouvelle couleur de la cafétéria ou ressassent leurs douleurs articulaires. Que faire avec ces râleurs et surtout, comment les diriger ?  Soupirs de sourcils ou ironie sont le mode de communication privilégié du râleur. Et pourtant, il fait bien partie de l’équipe. Il peut même être performant. Certains patrons ne lui donnent aucun crédit, d’autres se laissent miner, voire contaminer par son négativisme. L’attitude la plus judicieuse est sans doute entre les deux. Alors, qui sont ces Schtroumpfs grognons? Faut-il s’en inquiéter? Quelle place donner à leur attitude? Et comment les (re)cadrer? Article par Tiphaine Bühler, PME Magazine

PME Magazine p1:4

PME Magazine p 2:4

PME Magazine p 3:4

PME Magazine p 4:4

Arrêter de râler ne veut pas dire tout accepter !

3 Fév

S’il y a bien un point qui mérite d’être éclairci parce qu’il porte souvent à confusion, c’est bien celui de ne pas confondre arrêter de râler avec acceptation de tout.

Arrêter de râler, une idée utopique?

Bien souvent quand je donne des conférences ou des interviews sur « J’arrête de râler », on m’oppose très régulièrement que je prône une idée utopique alliée à un manque d’affirmation de sa personne. Finalement la plus grande peur de mes auditeurs ou de mes lecteurs parfois est qu’ils deviennent des  » béni-oui-oui » s’ils se lancent dans l’aventure d’arrêter de râler. Nous savons bien que parfois nous avons besoin de mettre le  » hola », de poser nos limites et d’exprimer ce qui ne nous convient pas pour ne pas se faire marcher sur les pieds.  Alors on craint de perdre ce  » pouvoir » si on n’a plus le droit de râler !

Il est vrai que râler, particulièrement dans la culture française, est signe de force de caractère, de prise de position en société. J’irais même jusqu’à dire que c’est un art oratoire. Ceux qui râlent sont peut-être même perçu de manière positive comme des empêcheurs de tourner en rond.  On peut être amené à croire que celui qui râle c’est celui qui exprime ce qui ne convient pas et qui donc permettra le changement.

Moi qui vit depuis presque 15 ans en Californie, j’ai pu constater et remarquer qu’en France particulièrement, nous avons tendance à nous positionner “contre” pour exprimer notre point de vue et nous affirmer, à l’inverse des américains qui auront plus facilement tendance à s’affirmer en se positionnant «  pour » les projets qu’ils soutiennent. Loin de moi l’idée de montrer du doigt ce mode d’expression bien ancré dans mon pays natal. C’était d’ailleurs le mien jusqu’à ce que je me lance le défi d’arrêter de râler.

Je voudrais ici tordre le cou à certaines idées reçues. Non, arrêter de râler est loin d’être une démarche de « béni-oui-oui ». Bien au contraire les personnes qui se sont lancées dans ce challenge nous racontent comment ils ont pu prendre conscience que  « l’exercice de style »  était dans le fond bel et bien l’expression de besoins non satisfaits et qu’en arrêtant de râler ils ont enfin pu réellement consacrer leur énergie {économisée} pour réellement écouter ces besoins et retrouver leur réelle capacité de les prendre en main.

Une stratégie à reconsidérer

Nous avons bien sûr plein de « bonnes raisons de râler » et bien souvent quand nous râlons nous aspirons juste à prendre soin de nos aspirations, que ce soit par exemple un besoin de reconnaissance, de calme, d’ordre, de respect ou d’entre-aide. Mais vous êtes-vous déjà demandé si la stratégie de râler pour arriver à vos fins portait ses fruits ?…

Observez plutôt : Quand nous pointons du doigt les coupables (à nos yeux) avec nos râleries, ne coupons-nous pas plutôt tout désir de coopérer avec nous… ? combien de fois avons-nous eu l’impression de ne pas être entendu ? combien de fois à  vouloir satisfaire nos besoins « en râlant » nous nous sommes finalement retrouvé coincés dans un conflit de  » qui a tord et qui a raison » ou la seule issue était d’user de la force pour nous imposer. Il semble alors que notre stratégie tombe complètement à l’eau puisque au lieu de satisfaire notre besoin d’être compris et entendu nous générons de l’indifférence ou du conflit.

 se boucher les oreilles  se-defendre

Mais si nous inversons la situation en apprenant à communiquer nos besoins autrement, sans accuser les autres, en arrêtant de transformer nos problèmes en drames mais aussi en prenant mieux soin de nous-mêmes, que se passe t’il ?

Arrêter de râler cela veut aussi dire se donner la permission de prendre du temps pour nous faire plaisir, d’écouter nos désirs et sans laisser la spirale de notre quotidien occuper toute la place de notre vie, nous nous apercevons très vite que nous avons beaucoup moins de raison de râler.

Je peux témoigner que désormais à la fin de ma journée, je n’ai plus besoin de véntiler les tensions accumulées en râlant puisque j’ai plus de prise sur mon quotidien et ma vie en général. En anticipant la frustration, le ressentiment ou toute forme d’agressivité, je cesse ainsi d’être victime, de pointer du doigt les coupables à mes yeux ou de laisser la place à un jugement subjectif incessant {et épuisant}.

Arrêter de râler permet au contraire de mieux s’affirmer

Puisqu’une toute autre forme de communication prend la place de la râlerie, l’argumentation, la justesse et la précision prennent de l’importance. En effet, sans râler, nous pouvons mieux exprimer ce qui ne nous convient pas, car en réagissant moins à chaud, en pesant plus nos mots, on peut réaligner le débat sur ce qui est important et s’exprimer avec une réelle puissance. Plus besoin de hausser le ton ou d’user de pression.  Nous pouvons réellement échanger sur nos différents et ensemble collaborativement trouver des accords ou activer des solutions.

Arrêter de râler c’est apprendre l’art de choisir notre ton dans notre communication mais bien plus encore c’est adopter une posture responsable et découvrir notre vraie puissance quand on accepte d’avoir plus de justesse dans nos propos.  Oui , arrêter de râler nous permet d’avoir accès à notre pouvoir intérieur! Dans cette démarche, on ne découvre pas pour autant un monde de béni oui oui mais un monde empli de coopération et de bienveillance. On se retrouve en capacité  d’exprimer ce qui ne nous convient pas ou plus, en montrant qu’on existe d’une toute autre manière.

Alors, vous commencez quand ?

Love and Respect,

Christine Lewicki

Vous  désirez partager cet article dans votre Ezine/Blog/Site? Vous êtes les bienvenus en incluant le petit texte suivant:

 “Christine Lewicki, est une coach en entreprise certifiée, auteur du Bestseller “J’arrête de Râler!” publié en plusieurs langues, Conférencière et Facilitatrice de groupes MasterMind en France et aux Etats-unis. La passion de Christine est d’aider les gens ordinaires à  arrêter de râler et devenir entrepreneurs de leur vie !  Téléchargez le Kit gratuit  J’arrête de râler sur le blog!

 

Merci pour les miettes !

22 Nov

Pourquoi médire nous fait tant plaisir

15 Sep

Une lectrice de ce blog vient de me signaler un article sur Psychologies.com et j’ai l’ai trouve très intéressant.

Voici les passages qui m’ont marqué le plus :

  • « 60 % des conversations d’adultes ont pour objet un absent. Et la plupart émettent un jugement. Chacun sait que ce n’est pas bien de médire. Et personne n’aime passer pour une langue de vipère. Mais rares sont ceux qui partent quand l’histoire est croustillante… « .

Cela me fait penser au test des 3 passoires de Socrate auquel je fais référence dans mon livre. Vous pouvez voir ma vidéo que j’ai postée à ce sujet il y a tout juste un an.

  • « Malgré sa mauvaise réputation, la médisance a une fonction positive : transmettre les normes et les valeurs du groupe. En désignant ce qu’il ne faut pas faire et en jetant l’opprobre sur ceux qui transgressent, elle tient le rôle d’un mécanisme de contrôle. Elle met la pression sur ceux qui s’écartent du chemin, comme sur les nouveaux venus, auxquels elle donne des informations nécessaires à leur intégration. »

Je trouve cela très intéressant de voir aussi ce point de vue que je n’avais pas envisagé dans mon livre. Je me demande tout de même si médire et râler est le moyen le plus efficace de transmettre les normes et les valeurs du groupe. Bien qu’il semble que en effet on puisse déduire les valeurs du groupe a travers les médisances de ses membres, j’ai pu dans mon travail de coach en entreprise être témoin de l’importance pour les groupes de prendre le temps de définir et de nommer leurs valeurs afin de pouvoir avoir un repère claire des attentes du groupe. Cela me semble être une démarche concentrée sur ce que le groupe VEUT plutôt que ce que le groupe REJETTE (et on doit en déduire ce que le groupe veut).

  • « Pour nous rassurer sur notre propre normalité, nous disons du mal de celui qui paraît différent. »

Je trouve cela tellement vrai et j’en parle dans le livre quand j’explique que souvent on râle pour briller et pour montrer que NOUS nous sommes mieux. Nous avons tellement besoin de cette reconnaissance.

Lisez la suite vous même ! ICI

Parfois on EXAGERE !

10 Juil

Lors de ma dernière conférence dédicace à Niort, j’ai été amenée à parler de toutes ces fois où par peur de ne pas être entendu, on EXAGÈRE.
On augmente le volume (en agressant un peu parfois) et on amplifie nos propos (on utilise des mots comme « toujours » ou  » jamais ») et nous n’avons plus le mot juste…..
A votre avis quelle peut être la réaction de votre interlocuteur ?

Transformer vos Encore, Évidemment, J’en étais sûr

15 Oct

Je ne sais pas si cela vous ai déjà arrivé. Vous lisez un livre ou vous participez à une conversation et quelqu’un dit quelque chose auquel vous adhérez à 300%.
Vous avez envie de crier « OUI, tout à fait, c’est ça, exactement !!!! C’est presque incroyable à quel point vous êtes en accord avec les propos énoncés.
Et bien, je viens d’avoir un de ces moments et je dois vous le partager sur ce blog (évidemment !)

« Soyez, à partir de maintenant, votre ami numéro 1. Lorsque vous vous apprêtez à médire, lorsqu’un sentiment de colère vous traverse, songez : « Aimerais-je que les effets de cette pensée me reviennent et se manifestent dans ma vie? » Jugulez-la instantanément, et remplacez-la par son opposé lumineux. » (p. 38) Le livre du Bonheur – Marcelle Auclair

C’est exactement la raison pour laquelle j’ai voulu commencer le challenge pour moi-même. En râlant, je me mettais dans une situation où plein de raisons de râler se présentaient à moi !

Quand mes trois enfants me demandaient de l’attention (en même temps), je me disais « argh ! encore… je veux la paix, je ne suis pas une maman à 6 oreilles et 6 mains (et moi dans tout ça !!) et évidemment plus je leur demandais la paix, plus ils étaient collés à moi de mauvaise humeur ! (la spirale infernale).

Ma pensée se manifestait dans ma vie et je me retrouvais tiraillée, épuisée, vidée !
Ma vie était pleine de « Encore », « Évidemment », « J’en étais sûre »….
– Quoi encore ?
– Évidemment, je demande de l’aide et personne ne vient m’aider…
– J’en étais sûre que tu allais renverser le lait, je t’ai dit que la bouteille était trop lourde pour toi (merci les gallons de lait aux US !!) et maintenant ÉVIDEMMENT c’est moi qui dois essuyer et laver tes habits….

Maintenant, j’essaie de changer ma vision des choses. De voir que OUI mes enfants veulent tous mon attention en même temps et que c’est une bénédiction.
Je suis leur repère, leur maman (parfois j’ai un moment de prise de conscience…. je suis leur MAMAN !!)…
Ma vie est toujours pleine de « Encore »  » Évidemment », « J’en étais sûre »…

Mais maintenant je pense :
– J’ai de la chance que mes enfants veulent ENCORE mon attention. Je dois être un bon repère pour eux. Je leur fais du bien. Je vais tout faire pour que cela dure !!
– ÉVIDEMMENT mes enfants ont besoin de moi, ils sont petits et je veux être proche d’eux
– J’en étais sûre qu’on pourrait réussir à passer une bonne soirée ensemble !
– J’en étais sûre que je pourrais leur donner leur dîner dans les temps et aller à mon cours de danse ce soir.

Et vous comment pouvez-vous transformer vos Encore, Évidemment, J’en étais sûr ?

J’arrête de râler et les potins !

8 Sep

Les trucs du jour :

Sur ce blog, une lectrice me demande si quand on fait les potins, nous sommes en train de râler ?
Pour répondre à cette question, il faut différencier les fois où, entre amis, entre collègues, on partage une bonne ou une mauvaise nouvelle concernant une tierce personne qui est absente. Quand on est au niveau de l’information, du partage de joie, de peine, d’échange, cela n’a rien à voir avec râler.

Par contre, au milieu de tout cela il y a la zone floue et grise du potin. Le potin, c’est quand on parle d’une tierce personne absente et qu’on émet un jugement négatif sur cette personne.

On la juge, on se moque, on porte atteinte à son image, on dit du mal de cette personne et on entretient la conversation sur le sujet car cela nous valorise et cela nous permet de connecter avec les personnes présentes…

Rappelons que, dans le challenge J’arrête de râler, on essaie d’avoir une conversation avec les personnes concernées par nos problèmes ou du moins si on parle avec quelqu’un qui n’a rien à voir avec le problème c’est dans une démarche constructive, pour partager nos émotions, notre difficulté, pour faire appel à notre bon sens et rechercher une solution qui nous apaise.

Cette réflexion m’a rappelé le texte de Socrate sur le test des 3 passoires. Je l’ai retrouvé et je vous l’ai posté ci-dessous.

A méditer : Les trois passoires de Socrate

Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute opinion de la sagesse.

Quelqu’un vient un jour trouver le grand philosophe et lui dit :
« Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami?
– Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j’aimerais te faire passer un test, celui des 3 passoires :
– Les 3 passoires?
Mais oui, reprit Socrate. Avant de me raconter toutes sortes de choses sur les autres,
il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire.
C’est ce que j’appelle le test des 3 passoires.

La première passoire est celle de la vérité.

As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai?
– Non, j’en ai simplement entendu parler…
– Très bien, tu ne sais donc pas si c’est la vérité.
Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la
bonté.
Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bon ?
– Ah non ! Au contraire.
– Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es même pas certain si elles sont vraies.
Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l’utilité.
– Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ?
– Non, pas vraiment.
Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ? »

%d blogueurs aiment cette page :