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Nous avons le pouvoir de casser la spirale de la conformité

7 Oct

Lors de l’animation d’un atelier en entreprise autour du challenge J’arrête de râler, un participant a dit : “ Ce n’est pas correct de montrer son bonheur ”.

Certains jours, alors que nous avons passé une bonne journée ou accueilli une très bonne nouvelle, nous gardons notre joie pour nous. Nous n’osons pas trop la clamer, et la partageons à voix basse uniquement avec les personnes qui nous sont très proches, car les râleurs pourraient critiquer notre bonheur !

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Nous avons tellement l’habitude de créer des liens avec nos collègues autour de nos râleries que nous finissons par croire qu’il est indécent de ne plus râler ! Nous craignons que si nous commençons à parler d’autre chose que de nos frustrations ou de nos  » coupables  » alors les autres vont nous mettre  » sur la touche « . Si nous commençons à parler de ce qui va bien et des projets qui nous animent, les autres vont nous juger. Nous allons passer pour un  » bisounours « , les autres ne vont pas comprendre.

Alors nous préférons nous fondre dans la conversation ambiante et rentrer dans le moule de la conformité.

Ce phénomène de pression sociale a été largement étudié – notamment par le chercheur Solomon Asch, qui en 1951 a conduit une expérimentation pour mesurer dans quelle mesure la pression sociale d’un groupe majoritaire pouvait amener une personne à se conformer. Dans son laboratoire il a réuni un groupe d’étudiants de l’Université de Swarthmore (USA), afin de leur faire passer un test de vision.

Chaque personne dans la salle devait dire quelle ligne (A,B ou C) était identique avec la ligne de référence. Dans la salle une personne était observée (le sujet), tandis que 7 autres étaient complices. Au début, les complices donnent à l’unanimité la même fausse réponse avant de laisser le sujet répondre en dernier.

L’objet de l’étude était de voir si l’individu test allait se conformer et donner une réponse qu’il savait fausse.

Les résultats ont révélé qu’en moyenne un tiers des participants qui étaient mis dans cette situation se sont conformés à l’opinion du groupe et ont donné une réponse clairement fausse (allant même jusqu’à affirmer que deux lignes avaient la même longueur alors que l’écart était de plus de 5 cm). 75% des participants se sont conformés au moins une fois et 25% des participants n’ont jamais rejoint l’opinion de la majorité.

Pourquoi les participants se sont-ils aussi facilement conformés ? Les interviews faites à l’issue de l’expérience ont révélé que les participants avaient bien conscience qu’ils donnaient une réponse fausse mais qu’ils avaient choisi de se conformer au groupe, parce qu’ils avaient peur d’être jugés ou d’être “différents” – certains finissant vraiment par penser que la réponse du groupe était la bonne.

Cette étude nous apprend ainsi que nous nous conformons au groupe pour deux raisons principales : soit parce que nous voulons “ faire partie du groupe ” (influence normative), soit parce que nous pensons que le groupe est mieux informé que nous (influence informationnelle).

En quoi cette étude nous éclaire-t-elle sur notre propension à râler au boulot ? Est-ce que nous râlons comme des moutons simplement par peur de ne pas faire comme “ tout le monde ” ? Est-ce que nous râlons parce que les autres le font tous, alors nous pensons que c’est eux qui ont raison (et qu’ils sont peut-être mieux informés que nous !) ?

Finalement, la question à se poser est de savoir si c’est la conversation que nous souhaitons cultiver (et entendre) pendant les 30 années de notre vie active. Est-ce vraiment la stratégie que nous désirons adopter pour nouer des liens avec nos collègues ?

Cette prise de conscience nous met face à nos responsabilités. Si nous voulons que la conversation change, nous devons commencer par la changer nous-mêmes. Nous devons oser sortir du moule de la conformité et avoir l’audace de parler une autre langue. C’est vrai c’est inconfortable, surtout au début, car on ne sait pas forcément comment faire autrement.

Mais la bonne nouvelle, c’est que notre audace à faire autrement est non seulement bénéfique pour nous-mêmes mais aussi pour le reste du groupe. L’étude de Asch a ainsi prouvé qu’il suffit qu’une seule personne sorte de l’avis majoritaire pour que l’effet de conformité se dissolve. Asch nous dit que la seule présence d’un allié qui va à l’encontre de la majorité réduit la conformité de 80% !

Donc lorsqu’une personne ose donner une autre tournure à la conversation elle permet de libérer les autres… En voilà une bonne motivation pour être déclencheur de changement !

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Passer de FORCE à PUISSANCE

4 Août

Râler nous donne une FORCE illusoire pour faire obéir les autres mais arrêter de râler nous donne la PUISSANCE réelle qui inspire la coopération.

Oui il faut bien l’admettre, parfois en râlant nous obtenons ce que nous voulons !

En haussant un peu le ton, en pointant nos accusations vers la personne coupable et en exagérant un peu, nous parvenons à faire en sorte que l’autre plie sous le poids de nos râleries et change son comportement pour satisfaire notre besoin. Oui c’est vrai, parfois râler MARCHE.

Le problème avec cette stratégie, c’est que nous avons obtenu ce que nous voulions par le biais de la FORCE et que demain nous allons devoir à nouveau user de cette force pour faire plier l’autre à nouveau. Râler nous amène à nous transformer en gendarmes. Râler nous amène à constamment devoir cultiver une posture d’autorité sur l’autre.

Beaucoup de personnes choisissent de faire le challenge pour sortir de cette spirale aliénante, épuisante et invivable.

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Quand on râle au boulot pour connecter avec nos collègues

18 Mai Raler pour créer du lien, connecter, collegues

Sur quoi râlez-vous le matin ?

Avez-vous remarqué que parfois dès le matin, on râle ? Dès qu’on pose notre sac au boulot, dès qu’on retrouve nos collègues à la machine à café, on râle sur la météo, sur les transports en commun…

Parfois on râle au lieu de dire tout simplement “bonjour !” On ne le fait pas avec un mauvais esprit, on le fait par habitude, pour engager la conversation !

Râler pour créer du lien

Avez-vous remarqué que lorsque nous râlons il y a toujours quelqu’un pour nous rejoindre dans notre festin de râleries ?  C’est agréable de se sentir ainsi connectés. Nous râlons pour créer du lien parce que ça marche !

On râle parce qu’on a envie de rentrer en lien avec nos collègues et que l’on ne sait pas toujours comment faire autrement.

La râlerie est une conversation de bas niveau qui n’engage personne.

C’est bien plus facile de se retrouver autour de nos râleries que d’engager une conversation plus profonde. Nous n’avons pas toujours envie (ni le temps) d’avoir une conversation plus engageante ou personnelle avec nos collègues alors nous créons du lien autour de nos petites râleries du quotidien, dans l’ascenseur,  dans les couloirs, autour de la machine à café…

C’est éclairant de lever le rideau sur cette dynamique. Quand nous prenons conscience de nos automatismes alors nous pouvons choisir de les changer.

Les conséquences scientifiques de nos râleries

8 Mai Neurosciences, raleries

Les conséquences

Râler permet de se soulager ?

Lors de mes conférences “J’arrête de râler”, il y a toujours une personne pour lever la main et chercher à me convaincre que râler peut faire du bien.

Râler permet de se soulager, de faire retomber la pression et donc au final de nous éviter d’exploser ! Il est en effet logique de penser qu’en nous “libérant” de nos émotions nous nous sentirons mieux.

Pourtant il semblerait ici que la science ne soit pas du tout du même avis !

Les sciences nous disent que râler nuit à notre santé mentale

Steven Parton, auteur de The Science of Happiness: Why Complaining is Literally Killing You explique sur le site “Psych Pedia” comment se plaindre non seulement altère les synapses de notre cerveau mais a également de graves répercussions négatives sur notre santé mentale. Il va même jusqu’à dire “se plaindre peut littéralement vous tuer !”

Qu’est-ce qui permet de faire une telle affirmation ? DEMONSTRATION !

40 pensées par minute

Savez-vous que nous avons en moyenne 60 000 pensées par jour qui circulent dans notre tête ? Cela correspond à environ 40 pensées par minute.

La science nous dit que 95% de ces pensées sont les mêmes que celles de la veille, de l’avant-veille, de l’avant avant-veille… Et que 80% de ces pensées sont négatives !

Les synapses qui s’activent ensemble s’assemblent

Ceci est l’une des premières leçons qu’apprennent les étudiants en neurosciences.

A l’intérieur de nos cerveaux existent des synapses (zones situées entre deux neurones ou cellules nerveuses) qui assurent le transport des informations d’une cellule à une autre. Ces synapses existent dans un espace vide appelé la fente synaptique.

Chaque fois que nous avons une pensée, une synapse envoie un produit chimique à travers la fente vers une autre synapse créant ainsi un “pont” sur lequel un signal électrique peut traverser en transportant la charge de l’information pertinente que nous pensons.

Le problème – nous explique Parton – est que « chaque fois que cette charge électrique est déclenchée, les synapses se rapprochent ensemble afin de diminuer la distance que la charge électrique doit traverser. Le cerveau recâble lui-même son propre circuit (se change physiquement) pour faciliter le partage des signaux électriques afin d’aider la pensée à se déclencher. » 

Nos râleries engendrent d’autres râleries

Donc avoir une pensée facilite pour le cerveau la “tâche” d’avoir une autre pensée… Ce qui signifie que petit à petit nos râleries engendrent d’autres râleries sans même que nous en soyons conscients !

Non seulement nos râleries répétées augmentent la création de râleries toujours plus négatives, mais il est aussi fort probable qu’elles se manifestent non invitées à n’importe quel moment, alors que nous sommes tout simplement occupés à naviguer notre quotidien. On se retrouve soudain victime du moindre aléas, de tout et de rien, et petit à petit nous passons à côté de la richesse de notre vie.

Ces synapses rapprochées jour après jour nous amènent à cultiver une vision pessimiste de la vie. Plus nos râleries se répètent plus nous rapprochons la paire de synapses qui les représente. Quand nous sommes confrontés à une frustration ordinaire du quotidien et que nous sommes amenés à choisir la posture que nous voulons prendre, la pensée qui gagne sera celle qui a le moins de distance à parcourir, celle qui aura créé le pont le plus rapide entre les synapses : la râlerie !

Désamorcer la spirale de négativité

Nous nous retrouvons dans une spirale de négativité qui se déploie sans que nous puissions la contrôler.

Heureusement pour nous, la science nous dit aussi que les pensées positives et la gratitude travaillent avec autant d’efficacité dans le sens opposé. D’où la nécessité de prendre conscience que CELEBRER n’est pas une frivolité car cela nous permet d’entretenir nos muscles cérébraux (nos synapses) d’espoir et d’optimisme.

Le phénomène scientifique marche dans les deux sens. En faisant un effort conscient pendant plusieurs semaines (3 semaines, soit 21 jours nous disent les chercheurs), nous pouvons petit à petit “recâbler” notre cerveau et mettre en place une spirale vertueuse qui augmentera nettement la qualité de notre expérience de vie (et de notre santé).

Alors râler… ou ne pas râler ? Est-ce que la science a pu éclaircir pour vous le sujet ? Quelle spirale de pensées souhaitez-vous mettre en place ?

Ci-dessous vous trouverez les sources qui ont nourri cet article :

Si râler marchait…

3 Mai

Pour être honnête … Si râler marchait, nous n’aurions plus aucune raison de râler non ?

Pour être honnête… Qu’en pensez vous ?

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Chéri c’est décidé j’arrête de râler !

8 Mar

Merci à mum’s mag pour cet article/témoignage plein de nectar de vérité et d’authenticité  !Screen Shot 2016-03-08 at 10_FotorPour lire la suite de l’article suivez ce lienChéri c’est décidé, j’arrête de râler ! | L’Atelier des Mums

Chéri c’est décidé, j’arrête de râler ! | L’Atelier des Mums

Vous connaissez THE FRENCH RALEUR ?

14 Sep

Hier soir j’ai reçu un dessin très amusant crée par le papa de THE FRENCH RALEUR.

Il m’a bien fait rire, alors je vous le partage ( ça fait drôle de voir son livre dans un dessin !)

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