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3 astuces pour exprimer clairement nos attentes et ne plus râler au boulot !

16 Sep

Nous sommes victimes de notre propre flou.

Nous râlons parce que les choses ne sont pas faites comme nous le voudrions, mais avons-nous vraiment pris le temps d’expliquer clairement ce que nous attendions ?

Nous sommes victimes de notre propre flou. Nous sommes frustrés du manque d’engagement et de professionnalisme de nos collègues, mais avons-nous pris le temps de leur faire connaître précisément nos critères de satisfaction ?

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Combien de fois faisons-nous des demandes qui n’en sont pas vraiment ? Nos requêtes sont floues au lieu d’être précises sur ce qui est attendu, par qui et dans quel délai.

3 astuces pour exprimer clairement nos attentes

  • Astuce #1 : Identifier une personne précise à qui faire notre demande

Nous faisons des demandes vagues qui s’adressent à tout le monde et donc à personne telles que : « Qui peut préparer ce dossier avant la prochaine réunion ? », ou « il faudrait réorganiser notre classement », ou encore, « avant la fin du mois on doit remonter le nouveau tableau de bord au siège ».

« On », « Qui », « Il faudrait » : c’est facile ainsi pour chacun de ne pas se sentir vraiment concerné ou de faire un peu l’autruche. Nous nous adressons au groupe de manière large et sommes déçus du manque de mobilisation, alors que nous aurions pu solliciter directement la personne qui, selon nous, est la mieux placée pour porter le projet.

Ainsi au lieu de dire : « Qui peut s’occuper de ce client ? », que pensez-vous de : « Jean Paul, je pense que tu es le mieux placé pour régler la problématique que nous rencontrons avec ce client. Peux-tu avant la fin de la semaine prendre contact avec lui par téléphone et lui expliquer avec précision pourquoi nous rencontrons actuellement un délai ? Si tu as besoin que je te briefe avant, je suis disponible demain matin à 9h15, qu’en penses-tu, comment te sens-tu à l’idée de prendre en charge ce dossier ? ».

  • Astuce #2 : Définir notre attente en terme de contenu

Parce que nous avons envie d’être sympa et de ne pas trop mettre la pression sur l’autre, nous restons souvent évasifs sur nos attentes de contenu.

Nous disons : « Pourrais-tu, quand tu as le temps, me faire un petit topo sur ce sujet ? ». Que voulons-nous dire par « Petit topo » ? Quel degré d’information attendons-nous précisément ? Que mettons-nous sous le mot « petit » ? Serons-nous satisfait d’un récapitulatif bref sur une page ? Ou avons-nous dit « petit » pour nous déculpabiliser de faire une demande alors qu’en fait nous aimerions un retour assez complet ? Cela pourrait plus être intéressant et motivant pour l’intéressé d’expliquer dans notre demande, dans quel contexte ce « topo » sera utilisé ensuite. Qu’est-ce que nous cherchons à comprendre, à identifier ?

  • Astuce #3 : Donner un délai précis

« Quand tu as le temps », « A l’occasion », « bientôt »…

Mais, il le faudrait pour quand ? Si cela n’est pas urgent, à quel moment est-ce trop tard ? Nous demandons à nos collègues d’apprendre à gérer leurs priorités et cela pourrait les aider immensément si nous précisions le degré d’importance et d’urgence de notre demande à nos yeux. « J’ai besoin de le recevoir avant la fin du mois afin de m’en servir pour la présentation des nouveaux produits que je dois faire au comité de direction. Est-ce possible pour toi ? ».

Apprenons à faire des demandes claires qui s’adressent directement à une personne ou un groupe de personnes clairement identifié, avec une description précise de ce qui est attendu dans le fond, dans la forme et dans la durée. Nous nous donnons ainsi les moyens d’être vraiment entendus !

C’est pour vous soutenir et vous donner tous les moyens de réussir dans cette nouvelle façon de fonctionner que j’ai co-écrit avec Emmanuelle Nave le livre, « J’arrête de râler au boulot », découvrez le ici !

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Râler au boulot… une stratégie efficace ?

4 Nov

Avouons-le, dans notre panthéon de râleries,  » le boulot  » tient une place de choix – avec ses dieux (on râle de préférence contre le chef et les clients) et ses cultes (autour de la machine à café ou après une réunion).

Nos besoins derrière nos râleries

Et pourtant, en général quand nous râlons, c’est que nous avons de  » bonnes raisons « . Nous râlons en effet car nous avons un besoin qui n’est pas satisfait. Ce besoin est suffisamment important pour générer une frustration et éveiller en nous de la colère ou de l’agacement qui sont à la source de nos râleries.

Bien que notre besoin soit réel et souvent justifié, nous adoptons en râlant une stratégie pour le satisfaire qui ne peut pas porter ses fruits, et c’est une des plus grandes leçons du challenge « J’arrête de râler ». Pour bien comprendre cela, je vous invite à vous mettre dans la peau de celui qui reçoit vos râleries.

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Les 3 critères pour définir une râlerie

En se basant sur les 3 critères pour reconnaître une râlerie, imaginez qu’un de vos proches ou collègue de travail vienne vous exprimer un problème. Il s’adresse à vous avec :

  • Un ton amer un peu “ vinaigré ” (TON)
  • En vous mettant dans la position du coupable (POSITIONNEMENT)
  • En exagérant (JUSTESSE DES PROPOS)

Par exemple il vous dit :

“ Écoute, j’en ai marre, ça fait 20 vingt fois que je te dis que ce n’est pas comme ça qu’il faut faire… tu pourrais faire un peu plus attention. On ne va pas y arriver là et si ça continue on va se faire lyncher par la direction ! Je ne peux pas toujours repasser après toi… j’ai d’autres choses plus importantes à faire! ”

Les 2 réactions face aux râleries

Comment vous sentez-vous après cet échange ? Quelle est votre réaction “automatique” ?

Lorsqu’une personne se sent attaquée, elle n’a en général aucune envie de coopérer et de s’impliquer pour résoudre le problème, au contraire elle adoptera deux réactions (ou bien un mélange sophistiqué des deux).

  • La fuite – Soit elle va fuir (ou ignorer)
  • La contre-attaque – soit elle va se défendre et attaquer à son tour

Le fait est que nous n’aimons pas être attaqués et que la râlerie de l’autre provoque en nous un mécanisme de protection et/ou de défense.

La fuite

Afin de nous protéger, nous allons essayer de prendre nos distances par rapport à  » l’agresseur « – créer un filtre entre la personne qui râle et nous-même. Si nous le pouvons, nous allons quitter la pièce (parfois en claquant la porte mais parfois aussi plus discrètement) car franchement ce genre de conversations ne nous intéresse pas. S’il n’est pas “ approprié ” (ou possible) de sortir de la pièce, alors nous allons créer une distance mentale entre les paroles de notre râleur et nous-même. Peut-être que dans notre tête nous allons nous dire quelque chose de l’ordre de  » Ça y est il/elle pète encore un plomb, cela va lui passer « .

Ainsi, bien que nous l’entendions, nous ne l’écoutons pas ! Bien que le râleur essaie de nous faire prendre conscience que nous devrions être “ concerné ” par le problème (en utilisant un ton amer, en nous rendant coupable et en exagérant juste ce qu’il faut), nous n’aimons pas être coupable, cela ne nous intéresse pas !

La contre-attaque

Parfois nous allons aussi nous défendre et attaquer à notre tour en accusant l’autre et en proclamant qu’il a tort et que nous avons raison (et c’est facile puisqu’il exagère). Nous dirons “ Ce n’est pas vrai… je ne suis pas d’accord… tu ne te rends pas compte… tu ne comprends pas. ” Nous rentrons alors dans un conflit de  » qui a tort/qui a raison  » et le ton monte rapidement car personne n’a envie de perdre cette bataille ! Si nous n’avons pas le tempérament à attaquer directement, nous le ferons peut être indirectement ; par exemple en portant plainte au service des ressources humaines pour la façon dont on nous parle.

Quelque part, inconsciemment quand nous râlons, nous espérons provoquer un  » électrochoc  » chez l’autre. Nous nous disons qu’en montrant notre agacement dans notre ton, en démontrant (en insinuant parfois) à l’autre que c’est de sa faute, et en exagérant un peu (beaucoup), alors il va finir par comprendre qu’il doit changer ou qu’il doit faire quelque chose pour résoudre notre problème.

Un coupable n’a aucune envie de coopérer

Et pourtant le constat que nous faisons jour après jour, est qu’un coupable n’a aucune envie de coopérer ! Il n’a pas envie de prendre en considération nos propos ou nos besoins ; nous espérions le rattacher à notre cause mais il veut au contraire nous fuir ou nous attaquer.

Je vous invite à relire cette dernière partie et à vraiment prendre conscience de la “leçon de vie” que j’aimerais vous transmettre car elle est déterminante.

En râlant, nous essayons de satisfaire un vrai besoin mais nous utilisons une stratégie qui ne peut pas marcher et crée un effet opposé. Nous voudrions “rapprocher” l’autre de notre problème mais nous ne générons que de la fuite ou de l’attaque.

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Tout ce que vous n’avez peut-être pas compris…

2 Juin

La première fois que vous avez entendu parler de « J’arrête de râler » vous vous êtes peut-être senti immédiatement concerné ou bien au contraire vous avez peut-être rigolé et passé votre chemin en pensant qu’il faudrait plutôt offrir ce livre à votre collègue, votre voisin ou même votre conjoint !

5 malentendus sur le challenge J’arrête de Râler

Ce que j’ai appris depuis maintenant plusieurs années que j’anime ce blog (ainsi que des conférences et séminaires depuis la sortie de mes livres ) c’est qu’il y a de nombreux malentendus autour du message et du challenge J’arrête de râler. Cet article est là pour en parler ! Voici les 5 points que j’aimerais clarifier !

Misunderstanding

1. Non, arrêter de râler ne vous transformera pas en « béni-oui-oui ».

Souvent la plus grande peur des personnes qui envisagent de se sevrer de leur tendance à râler est de perdre leur capacité à s’affirmer, à poser des limites et à prendre soin de leurs besoins. Nous savons bien que parfois il est nécessaire de mettre le « holà », de poser nos limites et d’exprimer ce qui ne nous convient pas afin d’éviter de nous faire marcher sur les pieds. Souvent nous craignons de perdre ce « pouvoir » si nous n’avons plus le droit de râler !

Certaines personnes sont même venues m’interpeller pour me dire “Alors maintenant on doit continuer à tout faire mais EN PLUS on n’a plus le droit de râler ?”  Il me semble donc important  de clarifier que c’est justement tout l’opposé. Quand je décide d’arrêter de râler je décide de ne plus être victime de ma vie. Mais alors qu’est-ce qui va devoir changer ? Arrêter de râler ne veut pas dire tout accepter. Arrêter de râler nous invite JUSTEMENT à prendre les choses en main, à prendre soin de nos besoins, à changer ce que nous pouvons changer et à apprendre de faire en sorte que nos demandes soient entendues. C’est justement cette impression que personne n’entend nos besoins qui nous fait râler et ceci parce que RÂLER ne marche pas ! Je dis souvent “Si râler marchait nous n’aurions plus de raison de râler” (les chambres des enfants seraient rangées et votre patron vous aurait augmenté !).

2. Si vous pensez que ce challenge ne vous concerne pas…

Je dois l’avouer moi-même, si j’avais vu la couverture de mon propre livre “J’arrête de râler” dans une librairie, je ne l’aurais pas acheté. Je me serais dit “Je n’en ai pas besoin, je ne râle pas”. D’une nature plutôt positive avec une nette tendance à toujours voir le verre plein, je ne me serais probablement pas sentie concernée… et pourtant… nous avons tous un ou plusieurs GROS râleurs dans notre entourage – un de ceux ou celles qui bougonne tout le temps, qui n’est jamais content, qui hausse le ton pour un oui ou pour un non et qui nous donne envie de fuir quand il commence à se délester de son flot de rancoeurs. Le challenge et le livre J’arrête de râler ne s’adressent pas à ces râleurs, ils s’adressent à nous tous, les petits râleurs du quotidien, nous qui ne faisons rien de mal en râlant (on le fait même en souriant), nous qui soufflons, ruminons, parfois en haussant le ton c’est vrai mais le plus souvent par automatisme. Nous tentons de mener à bien toutes les responsabilités du quotidien – finir notre travail, élever nos enfants, payer nos factures et même tenter de trouver l’énergie de recevoir nos copains ! J’arrête de râler s’adresse à nous tous, les “râleurs ordinaires” ! Nous qui râlons sans même nous en rendre compte, nous qui passons notre vie à la résister sans même en avoir conscience. Nous qui râlons par habitude, pour suivre le flot de la conversation ambiante et qui avons forte envie de découvrir à quoi pourrait ressembler notre vie si nous parvenions à nous sevrer de cette habitude qu’est la râlerie.

3. Râler nous donne une force illusoire de faire obéir les autres mais arrêter de râler nous donne la puissance RÉELLE qui inspire la coopération.

Oui il faut bien l’admettre, parfois en râlant nous obtenons ce que nous voulons ! En haussant un peu le ton, en pointant nos accusations vers la personne coupable, nous parvenons à faire en sorte que l’autre plie sous le poids de nos râleries et change son comportement pour satisfaire notre besoin. Oui c’est vrai, parfois râler MARCHE. Le problème avec cette stratégie est que nous avons obtenu ce que nous voulions par le biais de la FORCE et que demain nous allons devoir à nouveau sortir le bâton pour faire plier l’autre. Râler nous amène à nous transformer en gendarmes… Beaucoup de personnes choisissent de faire le challenge pour sortir de cette spirale aliénante et invivable. Arrêter de râler c’est abandonner la stratégie de la force et insuffler de la puissance à nos demandes. C’est sortir du rapport  “qui a tort / qui a raison”, de la dynamique “coupable/victime” et apprendre la façon correcte de nous exprimer pour être entendu, tisser des liens autour de nos besoins afin qu’ils soient satisfaits dans la durée.

4. On n’arrête pas de râler pour les autres… on le fait d’abord pour soi !

Certaines personnes sont tentées par le challenge car elles ressentent un sentiment de culpabilité. Cette impression d’être “la rabat-joie de service” ou “celui qui sème la mauvaise humeur dans les couloirs du bureau, à la maison ». Oui nos râleries ont un impact sur notre environnement et apprendre à nous sevrer de cette habitude va en effet nous permettre de changer l’ambiance pour ceux qui nous entourent. Et pourtant j’insiste sur le fait que « J’arrête de râler » est avant tout une invitation “égoïste” pour apprendre à ne plus résister aux aléas de la vie. C’est parvenir à allumer un autre radar dans notre quotidien, non pas celui qui se nourrit de frustrations mais celui qui nous permet de savourer ce qui va bien, de détecter les opportunités et les solutions.

5. Bien plus qu’une nouvelle approche de communication, ce challenge est une vraie philosophie de vie

Oui en arrêtant de râler on apprend à mieux exprimer nos demandes pour être entendu mais on apprend aussi à se réapproprier notre vie. En arrêtant de râler on fait le choix profond et déterminant de ne plus être victime de notre quotidien. On refuse de laisser les autres (ou la météo) nous voler notre sérénité. On apprend à devenir entrepreneur de notre vie. On se donne la permission de prendre soin de nos besoins et de se faire plaisir. On se donne les moyens de pleinement savourer l’instant présent – même quand nos enfants sont petits, même quand le métro est bondé, même quand nos collègues ne semblent pas vouloir coopérer… même et SURTOUT lorsqu’il nous semble parfois bien difficile d’avancer.

J’arrête de râler, c’est le titre de ce blog et celui du livre qui l’accompagne. C’est un « petit titre percutant » pour une démarche pourtant bien plus profonde qui peut transformer votre vie. J’ai l’intime conviction qu’arrêter de râler est une des démarches les plus déterminantes que vous puissiez faire sur votre chemin de développement personnel et je m’engage à faire tout mon possible pour vous inspirer et vous accompagner sur ce chemin.

Pour commencer le challenge

Vous pouvez tout d’abord télécharger gratuitement le KIT J’ARRÊTE DE RÂLER qui vous donnera des conseils et outils pour entamer le challenge des 21 jours ! Cliquez sur l’image ci-dessous pour le recevoir.

Si vous faites partie des lecteurs de ce blog ou de mes livres, j’aimerai vous inviter à partager dans les commentaires ci-dessous ce que vous n’aviez peut-être pas compris initialement et que vous savez maintenant concernant ce challenge.

Et si vous vous rendez compte que vous avez tendance à râler surtout sur les personnes que vous aimez le plus au monde, je vous invite à oser réserver votre place (seul ou en couple) pour un atelier J’arrête de râler sur mes enfants {et mon conjoint} près de chez vous !

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5 trucs pour arrêter de râler au boulot !

11 Sep

Les lecteurs de mes livres et les journalistes me demandent souvent de partager des exemples concrets et des astuces pour arrêter de râler. Et oui, parfois les bonnes intentions ne suffisent pas et nous avons besoin de petits trucs qui nous permettent de concrètement franchir le pas.

Récemment, j’ai publié un article 7 trucs pour arrêter de râler sur vos enfants.

JDR happy smile

5 trucs pour arrêter de râler au boulot

Aujourd’hui, dans l’esprit de la rentrée, et dans la lignée de la série sur « Ne pas râler au travail : rêve ou réalité ? »,  je vous partage mes 5 trucs pour arrêter de râler au boulot !

  • Communiquer en temps réel

Si quelque chose vous ennuie, dites-le quand c’est encore frais. De la même manière, si vous aimez quelque chose dites-le aussi ! Et oui pourquoi pas ? !

Quel dommage de ne pas “DIRE” les choses. Quand on attend trop pour s’exprimer, des malentendus et des frustrations peuvent se transformer en interprétations subjectives et créer petit à petit un gouffre et un malaise entre les gens. Notre perception n’a alors plus rien à voir avec la réalité.

Puis, inconsciemment, notre cerveau se met à trouver des preuves pour valider notre propre jugement et et crée de mauvaises pensées envers la personne en question. Éventuellement, la situation explose et les deux parties accusées de tous les maux seront obligées de se défendre becs et ongles. La communication n’est malheureusement plus possible car elle arrive trop tard.

Arrêter de râler au boulot, c’est aussi déceler tous les malaises et faire un travail de déminage quand le problème est encore petit. Et puis attention aux communications par emails bourrées de potentiels malentendus !

  • CÉLÉBRER ce qui va bien

Nous passons tellement de temps à râler. Et si nous changions de vitesse et parlions au contraire de ce qui va bien ?

Parler de nos accomplissements, de la contribution de nos collègues, des obstacles franchis, des projets qui avancent… De cette manière, on remplit le réservoir, on identifie nos forces et nos talents, on prend conscience que même si parfois on a l’impression de stagner, en réalité, on avance ! Cela nous permet de nous sentir plus fort et solide pour aborder les problèmes.

Et si vous commenciez toutes vos réunions, par exemple, par un tour de table de 10 minutes pour faire le point de tout ce qui va bien et mettre en valeur les contributions de chacun aux projets en cours ?

  • Avoir le mot juste

Combien de fois, au travail, on se retrouve à dire “C’est toujours moi”, “ C’est toujours pareil”, “C’est infernal”, “ Ils sont tous incompétents”, “ Ce sont tous des voleurs!” On généralise, on omet, on exagère, on amplifie et on n’a pas le mot juste. On accuse les transports pour notre retard, par exemple, alors qu’en fait on omet de dire que nous sommes partis en retard de chez nous.

Le pire, c’est qu’au final on finit par croire ce qu’on dit et cela impacte notre réalité. Vous ne pouvez pas imaginer la source de sérénité qui peut naître du simple fait de s’appliquer à toujours avoir le mot juste.  Dire les choses comme elles sont tout simplement. Essayez et vous verrez ! Pour creuser davantage sur ce sujet, je vous recommande fortement de lire le célèbre ouvrage Les quatre accords toltèques : La voie de la liberté personnelle.

  • Remplacer nos MAIS par des ET

Plutôt que de dire “ Tu as bien fait cela MAIS… (et ensuite on accuse l’autre de quelque chose de mal fait…), et si nous disions “Tu as bien fait cela ET …” (et on poursuit par présenter une piste de progrès).

Le MAIS annonce un jugement que nous allons exprimer et annule le commentaire positif que nous venons de faire. Il donne l’impression à notre interlocuteur que nous sommes hypocrites et que nous avons fait le compliment uniquement pour  mieux faire passer la pilule du reproche que nous nous apprêtons à faire !

En employant le mot ET, nous ouvrons au contraire la porte à des pistes de développement. Nous pouvons dire « Tu as bien fait cela ET il serait intéressant la prochaine fois de… (ça marche au travail mais aussi en couple et en famille ! Essayez, c’est magique !).

  • Repérez votre râlerie RÉFLEXE

Bien souvent, on râle par pure habitude et on ne s’en rend même plus compte. Dès que nous arrivons le matin, nous râlons à tous les coups sur les transports, ou bien nous râlons à longueur de journée sur notre mal de dos, la lenteur de notre ordinateur ou bien l’incompétence de notre collègue ou de notre patron.

Nous avons tous une râlerie REFLEXE qui survient comme un disque rayé. Si vous avez vraiment envie d’arrêter de râler au travail mais que cela vous semble pour le moment insurmontable et bien procédez par étapes :

– commencez par identifier VOTRE râlerie réflexe, celle que vous répétez tous les jours et qui revient à tous les coups

– dans un premier temps, concentrez-vous à la supprimer.

Votre affiche « Vous entrez dans un espace non râleur »

Voici une petite affiche que vous pouvez imprimer en plusieurs coloris et à mettre sur la porte de votre bureau.

J’espère vraiment que ces petits trucs vous seront utiles. Surtout n’hésitez pas à partager cet article dans vos réseaux et au bureau !

Nous passons tellement de temps au boulot que c’est vraiment du gâchis et triste de se sentir victime et de souffrir. Le travail est un terrain merveilleux pour se dépasser, se découvrir, se révéler, s’affirmer et contribuer mais pour cela il faut sentir que nous avons le pouvoir de prendre notre notre vie en main.

Bonne chance et n’hésitez pas à partager vos commentaires sur ce blog.

PS: Je propose désormais des conférences/séminaires en entreprise sur le thème de   » J’arrête de râler ! »

Merci de me contacter  si cela vous intéresse.

Ne pas râler au travail… rêve ou réalité ? (2ème Partie)

5 Sep

Je vous proposais récemment un article qui expliquait et listait les nombreuses raisons « valables » qui nous amènent à râler au travail.

Il me semble que pour réussir à ne plus râler au travail, il faut ensuite comprendre pourquoi on râle et à quoi ça sert ? Dans un dernier article, je vous aiderai à identifier des astuces concrètes pour réussir à VIVRE notre travail autrement.

Alors pourquoi râlons-nous au travail ?

  • On râle car on a besoin de reconnaissance.

On rumine parce qu’au fond on a envie que les autres se rendent compte de tout ce qu’on fait (avec les ordinateurs, notre charge de travail est de moins en moins visible aux yeux des autres). En fait, on râle parce qu’on galère alors on a besoin que tout le monde le sache. N’est-ce pas ?

  • On râle car on a besoin de connecter avec les autres

Avez-vous remarqué que lorsqu’on râle on a toujours quelqu’un pour nous rejoindre dans nos râleries?  C’est pourquoi  dès le matin on râle dès qu’on pose notre sac au bureau. On râle  sur la météo, sur les transports, sur nos emails, sur notre liste de choses à faire… parfois juste au lieu de dire tout simplement  » bonjour ! » La râlerie est une conversation de niveau bas qui n’engage personne donc c’est facile de se retrouver autour de la machine à café pour râler.

  • On râle pour se mettre en valeur.

Pour dire que nous sommes mieux. Que nous, nous aurions fait autrement. Que l’autre n’a rien compris. On râle pour dire que ce n’est pas notre faute à nous et que l’autre est coupable. ( on omet d’ailleurs parfois quelques détails sur notre part de responsabilité dans la situation).

  • C’est plus facile de râler que de faire quoi que ce soit.

Je constate moi-même chaque jour que c’est souvent plus facile de râler pour accuser les autres et prouver que nous sommes victimes que de relever ses manches pour créer du changement. C’est facile de râler, bien plus facile que de se positionner. Quand on râle on est souvent comme les spectateurs sur les gradins dans le stade de sport à commenter le match ( et juger les joueurs et leur stratégie). C’est bien plus facile d’être assis sur les gradins que d’oser se lever du banc et aller nous aussi sur le terrain.

Est-ce que c’est si mauvais que ça, à quoi ça nuit ?

  • Soyons clair quand on râle on ne fait rien de mal.

C’est vrai on ne fait de mal à personne finalement. Nous avons tous dans notre entourage un collègue ou une collègue qui râle tout le temps et qui casse les oreilles de tout le monde. Je voudrais aujourd’hui m’adresser à tous les autres. Tous ceux qui comme moi peuvent avoir tendance à râler sans vraiment agresser personne. Ceux qui finalement râlent surtout par pure habitude. Ceux qui ont tendance à subir toutes les petites choses du quotidien et à ruminer tout simplement à longueur de journée parfois dans notre barbe, parfois entre amis autour d’un café, parfois en rigolant même !

  • Le problème c’est que râler ne fait absolument pas avancer le schmilblick comme j’aime dire.

On pourrait croire qu’en râlant on va mettre plus de chances de notre côté pour obtenir ce que l’on veut et pourtant je ne sais pas pour vous mais pour moi quand quelqu’un me râle dessous j’ai deux réactions qui s’imposent à moi : soit je me sauve en me bouchant les oreilles, soit je me défends et la bataille d’argument commence. Rien de très constructif en soi. Finalement râler empêche notre intelligence émotionnelle de s’activer. Plutôt que de chercher des solutions, de faire preuve de bon sens ou de chercher à vraiment communiquer nos besoins, nous optons pour la stratégie d’accuser l’autre et de le rendre coupable de notre malheur. En agissant ainsi nous rendons la coopération impossible.

  • Je constate que quand on râle on croit punir les autres mais en fait on se punit nous-mêmes.

On s’accroche à nos frustrations comme à un trésor précieux. On transforme nos problèmes en drame plutôt que de les voir pour ce qu’ils sont vraiment : des problèmes que nous pouvons surmonter. On exagère, on amplifie, on n’a pas le mot juste… et au final on passe notre journée avec un nuage gris qu’on créer nous-mêmes au-dessus de notre tête et qui nous empêche de voir le ciel bleu. Au final, on se couche le soir, épuisés, éreintés en ayant l’impression d’avoir subi toute la journée

C’est comme si on arrivait au travail le matin dans l’illusion que tout allait se dérouler sans aucune embûche et que tout le monde allait faire exactement ce qu’on attend d’eux au moment où on l’attend d’eux que ce soit nos collègues, nos fournisseurs ou même nos outils de travail. Alors dès que ça dérape, on râle et on en fait un pataquès si je puis dire ! Finalement, nous sommes les premiers à subir notre mauvaise humeur (et notre mauvaise foi).

orangesanguine

Et vous,  à quoi cela vous sert de râler au travail ?

Dans un prochain article, je partagerai avec vous 5 trucs pour arrêter de râler au travail. Ne le ratez pas et pensez à le partager avec vos collègues pour une belle rentrée 🙂

Love & Respect,

C’est la rentrée | Ne pas râler au travail… rêve ou réalité ? (1ère partie)

31 Août

JDR boulot

Soyons clair, au travail on a tous pleins de « bonnes » raisons de râler !

Laissez-moi vous dire, selon moi , pourquoi :

  • Nous sommes souvent dans une relation hiérarchique

Tout d’abord parce qu’au travail nous sommes souvent dans une relation hiérarchique où nous devons nous plier à un cadre, des règles et des directives. Cela touche notre besoin profond de liberté et notre nature humaine a envie de se défendre. Nous voudrions pouvoir choisir plus, nous voudrions pouvoir décider plus, nous voudrions pouvoir nous exprimer plus. On en marre d’obéir, de subir et bien souvent on a du mal à donner du sens à ce qu’on fait. …. alors on râle.

  • Nous sommes souvent sous pression.

Au travail nous sommes souvent sous pression. Il y a toujours trop à faire dans une journée qui est trop courte alors au final quoiqu’il arrive on est fatigué, on a couru toute la journée et pourtant on n’est jamais 100 % au carré sur tout ce qu’on a à faire et cela nous énerve profondément. On se sent débordés alors on a tendance à accuser les autres qui eux aussi ont trop à faire et font tout leur possible et ont envie d’accuser. C’est un peu une spirale infernale où, au final, notre lieu de travail ressemble au mur des lamentations.

  • On aurait envie de pouvoir tout contrôler.

On aurait envie que tout roule comme prévu et malheureusement c’est presque une illusion de croire que ce soit possible. Alors dès qu’un grain de sable vient compromettre nos plans, nous explosons car nous sommes déjà à vif, fatigués et débordés. On a l’impression de nager à contre-courant et on pense qu’on y arrivera jamais… alors on râle.

  • Nos vies personnelle et professionnelle sont peu délimitées

Avec nos ordinateurs portables et nos téléphones, la limite entre travail et vie privée est vraiment remise en question et parfois on a vraiment l’impression que cela va trop loin… alors on râle pour nous rassurer sur le fait qu’on existe encore et que nous ne sommes pas réduits à être une simple machine exécutante au service de l’entreprise.

  • Nous nous sentons jugés.

En plus, nous savons bien que notre performance et nos résultats sont constamment évalués et nous n’aimons pas être dans cette situation où nous nous sentons jugés. Comme si notre réussite professionnelle devait définir notre valeur personnelle… alors on râle.

  • Les autres râlent

On râle aussi beaucoup sur les râleurs ! Entendre les autres râler nous fait râler encore plus. Saviez-vous que les râleries c’est comme la mauvaise haleine? On la sent chez les autres mais pas chez nous! (idem pour la mauvaise conduite : découvrez notre série « J’arrête de Râler au volant »). Oui, les autres sont râleurs, mais je suis intimement convaincue qu’être moi-même le changement que je voulais dans ma vie est le meilleur moyen d’inspirer les autres à ne plus râler alors j’ai décidé de me lancer ce challenge et d’arrêter de râler sur 21 jours.

Et vous, bien qu’au travail vous ayez aussi pleines de « bonnes » raisons de râler, pourriez-vous envisager une rentrée sans râler ?

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Dans un prochain article, je vais développer plus amplement pourquoi nous râlons au travail. Lisez ici pour accéder au deuxième article de cette série !

Love & Respect,

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